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Monde

Burkina Faso : Accord sur les institutions de transition

Burkina Faso : Accord sur les institutions  de transition

Le Burkina Faso a franchi une étape importante vers une sortie de crise après que l’armée et les civils aient approuvé à l’unanimité la « charte de transition », rendant possible une remise rapide du pouvoir aux civils par les militaires.

« Le projet de charte de transition », a été voté à l’unanimité par les membres de la commission intermédiaire qui rassemblait opposition, autorités religieuses et traditionnelles, société civile et armée. Près de deux semaines après la démission forcée du président Blaise Compaoré, chassé après 27 ans au pouvoir par une insurrection populaire déclenchée par sa volonté de modifier la constitution pour pouvoir se représenter à la prochaine présidentielle prévue en 2015, les laborieuses tractations des derniers jours ont finalement apporté leurs fruits. 

« Ce travail ouvre de nouvelles perspectives à notre pays, surtout à la jeunesse », dont l’avenir sera « protégé », s’est réjoui Ablassé Ouédraogo, ancien ministre des Affaires étrangères et icône de l’opposition, qui s’est dit « comblé ». Adama Kanazoé, un jeune politicien, a qualifié la journée d’ »extraordinaire ». « Une belle page de notre histoire s’est écrite », a-t-il renchéri. Barkissa Konaté, membre de la société civile, a fait part de sa « fierté » d’être « une jeune Burkinabè ».

« La révolution est en marche. Maintenant, nous allons avoir une vraie démocratie ! », a-t-elle lancé. Le lieutenant-colonel Isaac Zida, nommé chef du régime de transition depuis que l’armée a pris les commandes à la suite de la chute du régime Compaoré le 31 octobre, s’était montré rassurant dans l’après-midi. 

Le président de la transition, un civil, sera nommé par un collège électoral. Il ne pourra être issu d’un parti politique. Le président de l’assemblée, nommée Conseil national de transition (CNT), une chambre de 90 membres, sera également un civil. Le Premier ministre, désigné par le président, pourra être un civil ou un militaire, selon les délégués, 80 éléments en tout. « Comme dans une démocratie normale, le président choisira une personnalité qu’il considère avoir les compétences » en tant que Premier ministre, a remarqué Luc Marius Ibriga, un responsable d’ONG, membre éminent de la société civile. 

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