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Nationale

Brouille entre Bentorki et Benchikh El-Hocine autour «d’Ahmed Bey»

Brouille entre Bentorki et Benchikh El-Hocine autour «d’Ahmed Bey»

L’événement « Constantine, capitale de la culture arabe » se complique. Censée apaiser les blessures d’une cité vouée à un pénible sort, la manifestation a, à peine trois jours après son lancement, mis à nu une gestion basée sur l’exclusion décriée deux mois plus tôt par celle qui fut la première chargée de la communication au sein du commissariat de l’événement.

Avant-hier, la polémique a pris des proportions alarmantes après l’annonce par M. Achi, adjoint du chargé de la communication du commissariat « Constantine, capitale de la culture arabe », du départ du successeur de Mme Fouzia Souici, M. Mohamed Kamel Belkacem.

L’annonce, démentie hier par le concerné au cours d’une conférence de presse, avait été publiée par un quotidien national citant une lettre postée par l’adjoint du premier responsable de la communication via les réseaux sociaux.

Le chargé du département communication de l’institution dirigée par Sami Benchikh El-Hocine, M. Belkacem, nous a d’ailleurs confié en aparté qu’il n’a nullement l’intention de quitter le bateau en plein mer.

Il nous annoncera qu’une conférence sera d’ailleurs organisée ce matin conjointement par les deux responsables, Benchikh et Bentorki au siège du commissariat sis au boulevard Zighoud Youcef, pour justement tenter d’apporter des éclaircissements.

En effet, la tension était à son comble, samedi. Une altercation entre Lakhdar Bentorki et Sami Benchikh El-Hocine aurait dégénéré au vu de tout le monde. S’il est encore tôt d’avancer les réelles raisons à l’origine de la mésentente dans la mesure où notamment la régie financière reste opaque, la gestion des « invitations » a été en tout cas à l’origine de la brouille.

Des artistes, des hommes de culture constantinois se sont en effet élevés contre leur mise à l’écart. Les invitations avaient été distribuées au gré de ceux qui en avaient le « monopole » et quelques-unes avaient même étaient « vendues » par des tiers personnes qu’il convient de dévoiler.

Ainsi, la salle « Ahmed Bey » pourrait constituer la partie visible de l’iceberg. « La grande épopée de Constantine », admirablement interprétée par des artistes venus des quatre coins du pays a permis au nombreux public de (re)découvrir l’histoire millénaire de la cité du rocher, mais a fait aussi remonté sur scène un jeu de coulisse jusque-là laissé au bon soin de la sphère officielle.

La paire Bentorki-Benchikh a su jusqu’à avant-hier gérer ses multiples contradictions pour des raisons inaccessibles pour le commun des mortels et loin des regards des Constantinois pourtant premiers concernés par l’événement. Et, le feuilleton des annonces « pompeuses » par l’un, de la venue d’artistes arabes à l’image de Nancy Adjram et Mohamed Abdou entre autres, non digérées puis carrément démenties par l’autre est, en effet resté inachevé.

Nul doute d’aucuns savent que beaucoup d’intérêts sont en jeu, et les sorties médiatiques de l’ex-chef du département de la communication du commissariat, Mme Souici, lorsque plusieurs personnes avaient été citées auront dû constituer le déclic pour élucider les choses et crever l’abcès à ses racines, mais le fait que la ministre, Mme Nadia Labidi, ait renvoyé à la fin de la manifestation, soit aux calendes grecques, la demande de comptes, a implicitement terni la gestion culturelle de la manifestation.

Une situation qui s’est ajoutée à celle vécue depuis deux ans par les habitants de Constantine devant l’anarchie qui a régné en maître au niveau de la quasi-totalité des chantiers dont la majorité n’a même pas été achevée. Une anarchie qui a aussi fini par créer dix jours avant l’entame de la manifestation une polémique entre le wali de la capitale de l’Est et le jeune P/APC de ville la plus commune du pays.

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