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Culture

Brassage sur scéne

Brassage sur scéne

Le batteur algérien Karim Ziad, accompagné de la troupe aïssaoua Ahmed Benkhellaf et de ses amis musiciens : le guitariste N’guyen Lê, le pianiste Bojan Z et le saxophoniste Julien Lourau et le bassiste Michel Alibot, a l’honneur d’ouvrir la treizième édition du Festival international de jazz, Dimajazz, ce vendredi 27 novembre, à la salle Ahmed-Bey de Constantine.

La première soirée du Dimajazz sera marquée par la fusion à volonté : jazz, gnawa et chants aïssaoua se mêlant et s’entrecroisant dans un brassage musical exquis.

Dès les premières notes du groupe du batteur Karim Ziad, accompagné de la troupe aïssaoua Ahmed Benkhellaf, les rythmes endiablés ont « embrasé « la scène, au grand bonheur d’une assistance qui n’a pas pu tenir en place.

Batterie et basse de Michel Alibot se sont associées au bendir et à la flûte dans une ambiance qui a alterné avec bonheur les ibtihalate et les envolées rythmées soutenues tantôt par les bendirs, tantôt par la batterie. Les deux ensembles ont battu la mesure à tour de rôle, et parfois en même temps, ils se sont donnés la réplique pour avoir plus d’âme et de vibration dans leur prestation devant un public qui n’a pas beaucoup hésité pour se mettre à la danse.

En première partie de cette soirée, Karim Ziad et ses amis : le guitariste N’guyen Lê, le pianiste Bojan Z, le saxophoniste Julien Loureau et le bassiste Michel Alibot ont offert des titres dédié au regretté batteur Aziz Djemame (jazz-rock, groupe Sinouj), disparu il y a dix ans, membre fondateur de l’association Limma qui a donné naissance au Dimajazz. Insiraf, Zigzag, Stage sont autant de compositions d’un répertoire que le public semble connaître et apprécier, elles sont interprétés avec talent, maîtrise et grand feeling.

La bande de Karim Ziad, glissant d’un rythme à un autre, du jazz au gnawi, croisant les sonorités d’Orient et d’Occident, est accueillie par des tonnerres d’applaudissement à chaque début de morceau, ce qui a contribué à une ambiance beaucoup plus chaleureuse.
L’entrée en scène « tardive « du Marocain Hacène Boussou a rappelé à tout le monde qu’il n’est pas encore l’heure d’aller dormir.

Muni de son guembri, le maâlem soutenu par la batterie de Karim a en effet administré une sacrée dose d’énergie. Et c’est peu dire au vu des déhanchements observés dans la salle. Au cours de la conférence de presse, animée après le spectacle, Karim a affirmé que « l’idée géniale « d’introduire le chant aïssaoua est venue du commissaire du festival, Zouhir Bouzid, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Dédiée à la Palestine dont une délégation a assisté à la soirée d’ouverture, cette présente édition du Festival international Dimajazz accueille notamment l’artiste palestinien Tamer Abu Ghazaleh. Une édition qui se caractérise par un cachet oriental.

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