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Nationale

Brahim Merrad : « La lutte contre les zones d’ombre est l’une des priorités de l’Etat »

Brahim Merrad :  « La lutte contre les zones d’ombre est l’une des priorités de l’Etat »

Le conseiller auprès de la présidence de la République, chargé de l’épineux dossier des « zones d’ombre », Brahim Merrad, a déclaré, à maintes reprises, mercredi et jeudi derniers à Tizi Ouzou, que « la lutte contre les zones d’ombre est l’une des priorités de l’Etat ».

Il a également indiqué que 2021 sera l’année du lancement d’importants projets au profit des localités reconnues comme « zones d’ombre ». Selon les statistiques établies par l’administration, la wilaya de Tizi Ouzou compte 402 zones d’ombre.

Et pour combler cette lacune, 1 179 projets sont inscrits. Brahim Merrad a indiqué que la réalisation de ces projets se fera graduellement et par ordre de priorité. Quant à leurs financements, le conseiller auprès de la présidence de la République chargé du dossier, ne s’est pas montré suffisamment explicite. Il a tout simplement déclaré qu’il existe assez de mécanismes, tant locaux que nationaux, pour financer ces opérations. Sa première journée sur le terrain l’a amené à se rendre aux communes d’Aït Yahia Moussa, Boghni, Frikat et Agouni Gueghrane. Brahim Merrad s’est rendu le deuxième jour respectivement dans les communes de Mekla, Iferhounène, Aït Yahia, Akerou et Irdjène.

Dans la première commune citée, le conseiller s’est rendu d’abord au village de Tifaou à l’effet de s’imprégner du projet d’ouverture de piste sur une distance de 3,5 km et assister au coup d’envoi d’extension du réseau électrique au profit de 35 familles. Notons que les données fournies par les responsables locaux ne cadrent pas du tout avec la réalité du terrain. Par ailleurs, ses habitants souffrent également de l’absence d’eau potable. Bon nombre de ces villageois ont signalé au Jeune Indépendant qu’en moyenne, on ouvrait les vannes du château seulement une fois tous les 15 jours.

Durant certaines périodes, les vannes restent fermées pendant deux mois. Aussi, pour étancher leur soif, les familles ont recours à l’achat de citerne d’eau qui coûte 1 700 DA. Les familles ne pouvant pas se permettre ce « luxe » sont obligées d’aller chercher ce liquide précieux à la fontaine, qui se trouve loin du village. Et généralement, cette tâche incombe aux femmes. D’ailleurs, dès l’entrée du village, le cortège a dépassé un groupe de femmes et d’adolescentes portant des jerricans sur leurs dos. Et ce n’est qu’une fois sur le terrain que Brahim Merrad a pris connaissance de cette réalité. Au village Aït Ali Ouyahia, dans la même commune, c’est surtout la pollution qui menace la santé des habitants, leurs animaux et l’environnement.

A cause des nombreux poulaillers, une quarantaine environ, se situant aux alentours immédiats du village, le fumier est charrié tous les ans par les cours d’eau, ce qui a pollué les sources d’eau. Les villageois ont tiré à maintes reprises la sonnette d’alarme, mais sans obtenir le moindre écho. Concernant l’entretien des routes et la construction de bâches à eau, cela a toujours été du ressort des villageois. Le Jeune Indépendant a appris auprès de ces villageois qu’ils ont déboursé plus de deux milliards de centimes. Notons enfin que les premiers magistrats des communes d’Agouni Gueghrane et d’Iferhounène n’ont pas rencontré Brahim Merrad.

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