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Energies

Brahim Guendouzi au Jeune Indépendant : «Les BRICS, un nouvel élan pour notre économie»

Brahim Guendouzi au Jeune Indépendant :  «Les BRICS, un nouvel élan pour notre économie»

L’Algérie a officialisé sa demande d’adhésion aux BRICS, qui réunit les grandes puissances émergentes (Russie, Chine, Brésil, Afrique du Sud et Inde). Dans cet entretien, le professeur d’économie Brahim Guendouzi revient sur les objectifs recherchés par l’Algérie en rejoignant les BRICS mais surtout les avantages que devrait tirer l’Algérie de son adhésion à cette organisation. 

Le Jeune Indépendant : Selon vous, pourquoi cet intérêt de l’Algérie pour ce groupe politique et économique ?

Brahim Guendouzi : Cela revient en premier lieu à la qualité des relations bilatérales anciennes et équilibrées qu’entretient l’Algérie avec chacun des cinq pays du groupe BRICS. Ensuite, la volonté, exprimée par les hautes autorités, de vouloir densifier le tissu économique et le diversifier va certainement bénéficier de l’expérience acquise par les BRICS, notamment la performance de leurs systèmes productifs. Enfin, il sera question de mettre en synergie les potentialités que recèle l’Algérie avec celles développées par les cinq pays partenaires.

L’Algérie peut-elle intégrer les BRICS ? Et quelles sont les conditions requises pour l’intégrer ?

Les BRICS constituent un bloc économique qui se différencie des instances relevant de l’intégration commerciale comme, par exemple, les zones de libre-échange et les unions douanières. Aussi, le formalisme lié à toute nouvelle adhésion au groupe est moindre, si ce n’est de disposer d’atouts économiques proches des cinq pays partenaires. L’économie nationale, du fait de son positionnement géographique, ses importantes ressources énergétiques ainsi que son potentiel productif et humain, dispose des principaux éléments recherchés. L’Algérie doit faire l’effort de mener les changements en termes de gouvernance qui lui permettront de se mettre dans la trajectoire économique déjà tracée par les BRICS, qui vont chercher évidemment à construire un consensus autour de cette adhésion.

Qu’est-ce que l’Algérie a à gagner de son intégration aux BRICS, notamment en termes d’investissements et d’échanges commerciaux ?

Le niveau des échanges commerciaux est déjà appréciable puisque l’on sait, par exemple, que la Chine s’est hissée comme premier fournisseur du pays, et que les importations en provenance du Brésil sont également en plein essor. L’Algérie attend un approfondissement des relations économiques qui lui permettront d’atteindre la performance acquise par les cinq pays mais aussi de diversifier ses exportations. La promotion des investissements productifs ainsi que les garanties actuelles et les procédures offertes sont, en effet, susceptibles d’enclencher une nouvelle dynamique qui rendrait la croissance économique plus vigoureuse.

Peut-on bâtir des relations économiques mutuellement bénéfiques ? 

Le nouveau contexte économique mondial incite, par ailleurs, l’Algérie à rehausser la qualité de sa contribution au bloc économique, qui cherche à garder son positionnement face à un monde qui connaît un bouleversement sur les plans géopolitique et énergétique. Justement, c’est le partenariat auquel aspirent les cinq pays qui est susceptible d’insuffler à l’économie nationale un nouvel élan et la faire sortir de la situation d’économie de rente.

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