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Nationale

Bouzeguène : Un oued en crue emporte une voiture avec quatre personnes à son bord

Bouzeguène : Un oued en crue emporte une voiture avec quatre personnes à son bord

Les pluies diluviennes qui se sont abattues cette semaine sur le nord du pays, particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou, n’ont pas été sans conséquences fâcheuses. En effet, dans la commune de Bouzeguène, l’oued baptisé Oued Tazaghart, en crue, a emporté lundi dernier, dans la soirée, un véhicule léger avec quatre personnes à son bord. Et si trois passagers âgés entre 18 et 29 ans ont pu être sauvés par les éléments de la Protection civile de l’unité locale– ces derniers ont bénéficié du concours précieux de leurs homologues de l’unité marine de Tigzirt–, ce n’est hélas pas le cas du quatrième passager.

En effet, le corps sans vie de ce quatrième passager n’a été retrouvé qu’hier matin, loin en aval du lieu où le véhicule a été violemment emporté par la crue. Quant aux trois rescapés, ils ont été évacués par les secouristes vers l’EPSP de Bouzeguène et l’EPH d’Azazga, où les équipes médicales les ont pris en charge. Cette énième tragédie nous rappelle, encore une fois, l’incurie des dirigeants locaux dont, principalement, les élus de l’APC de Bouzeguène. En effet, s’ils avaient songé à placer des buses d’une dimension assez grande au niveau du passage routier traversé par l’oued, une telle tragédie ne serait pas survenue. D’ailleurs, il n’y a pas qu’à Bouzeguène où les crues des oueds font des dégâts.

L’oued Stita, qui traverse les territoires communaux de Boudjima, Aït Aissa-Mimoun et Makouda, fait chaque hiver d’importants dégâts, et ce depuis plusieurs années. Et pour cause, le lit de l’oued, qui n’a jamais été nettoyé depuis l’indépendance, se retrouve aujourd’hui vraiment obstrué par les alluvions. A cela s’ajoutent les plantes et arbustes aquatiques, tels que le palétuvier, qui y poussent en grand nombre et qui font que l’oued en crue déborde largement de son lit, d’où les berges qui sont envahies par les eaux, et ce sur une longue distance, des deux côtés de l’oued en question.

Ce débordement engendre souvent des pertes d’arbres fruitiers. Et pourtant, la solution à ce problème est très simple. En effet, il suffit juste d’un bulldozer pour faire le creusage nécessaire tout le long de l’oued afin que celui-ci retrouve son lit naturel. Dans les pays développés, on arrive même à dompter les fleuves mais chez nous, des oueds font encore des victimes et des dégâts matériels. Quelle tristesse !

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