-- -- -- / -- -- --
Nationale

Bouteflika : «un choix salutaire»

Bouteflika : «un choix salutaire»

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé que la Chartres de la Réconciliation nationale a constitué à un choix « salutaire » qui a mis fin à une tragédie nationale qui a couté la vie à des milliers d’algériens.

« C’est grâce à ce choix salutaire que nous avons pu prévenir à temps l’internationalisation dans notre pays du terrorisme criminel et sanguinaire que nos vaillantes Forces de sécurité s’attèlent à réduire et à détruire », a indiqué le chef de l’Etat dans un message à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Cette option a permis, selon le président de la République, aux algériens à « œuvrer au retour de la Paix, et à la grande œuvre de Reconstruction nationale et de relance du développement ».

Au moins 150 000 personnes ont été tuées et 10 000 disparus durant la décennie noire (1991-2000) consécutive à l’interruption du processus électorale de décembre 1991 et la démission du président Chadli Bendjedid le 11 janvier 1990. Selon les estimations officielles, des biens publics d’un montant de 40 milliards de dollars ont été détruits durant cette tragédie.

Pour le président Bouteflika, la construction de « ce qui a été détruit par la folie meurtrière durant la Tragédie nationale », et le retour des investisseurs économiques de même que le retour de l’Algérie sur la scène internationale, sont la conséquence d’une paix rétablie grâce à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Cette Charte a favorisé, selon lui, la réunification des algériens face aux manœuvres et aux complots qui nous ont également ciblés au nom du « Printemps arabe ».

Bouteflika a estimé que c’est également grâce au « net recul » de la menace terroriste à travers le pays que l’Armée Nationale Populaire a pu « désengager une partie de ses moyens de la lutte contre ces criminels, pour les mobiliser aujourd’hui, sur nos frontières terrestres, face aux turbulences graves qui secouent certains Etats voisins, garantissant ainsi la préservation de l’intégrité, de la sécurité et l’inviolabilité du territoire national ». 

Le chef de l’Etat évoque l’actualité régionale « lourde de troubles ciblant singulièrement des pays arabes et musulmans comme s’il s’agissait de détruire leur civilisation, leur potentiel et même d’annihiler leur existence ». « Tout cela nous inquiète légitimement mais invite aussi à préserver la paix civile qui n’est pas un programme politique, mais bien un enjeu national pour l’Algérie, notre patrie à la place de laquelle nul n’a une autre de rechange ». 

Il a affirmé, par ailleurs, que les choix du peuple consignés dans la Loi portant la Concorde civile et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale seront « intégralement respectés et préservés sans concession aucune ».

Et face aux propos et actes « inappropriés » de la part de certains bénéficiaires des dispositions de la Concorde civile, il a tenu à rappeler l’intransigeance de l’Etat quant aux « limites qui doivent être respectées », de même qu’il a renouvelé son appel aux égarés qui voudront se ressaisir et abandonner la voie du crime, pour bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale.

Le président de la République a également appelé le peuple algérien à préserver la Réconciliation nationale de toute altération, de toute exploitation politicienne et de toute surenchère, au service de l’unité nationale et de la stabilité de l’Algérie.

Le président fait allusion à Madani Mezrag, l’ex- émir de l’armée islamique du salut (AIS) , le bras armé du Front islamique du Salut (FIS-dissous) qui avait fait part de son intention de créer un parti politique. Merzag avait été invité en juin 2014 par la présidence à participer aux consultations sur la révision de la Constitution en tant que personnalité nationale 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email