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Nationale

Bouteflika convoque les deux chambres du Parlement pour mercredi prochain

Bouteflika convoque les deux chambres du Parlement pour mercredi prochain

Sans attendre, et contrairement aux prévisions de certains hauts responsables de l’Etat, qui privilégient une date plus éloignée, le président de la République a signé hier un décret portant convocation des deux chambres du Parlement mercredi prochain en une session unique, comme le stipulent les dispositifs de la Loi fondamentale.
Une session extraordinaire qui ne portera dans son ordre du jour qu’un seul point, celui du projet de la révision de la Constitution.

Selon les règlements en vigueur, les députés de l’APN ainsi que les membres du Conseil de la nation seront convoqués pour adopter par un vote simple le projet. Bouteflika aura besoin seulement du trois-quart des voix pour faire passer le projet, sinon en dessous de ce chiffre, le projet ira par la voie référendaire, ce qui est improbable, en raison des majorités acquises à l’initiative présidentielle au niveau des deux chambres parlementaires.

Le FLN et le RND, ainsi que le MPA ou le Taj, détiennent, en dépit de quelques rébellions au niveau du vieux parti, une large majorité dépassant les 80% des voix que ce soit à l’APN ou au Sénat.

Cette session commune, qui sera probablement organisée au Club des Pins (palais des Nations), pour des raisons de logistique, sera présidée par Bensalah, le deuxième personnage de l’Etat.

Il sera procédé, comme de tradition, à la présentation de l’avant-projet de révision (sans doute par le Premier ministre abdelmalek Sellal) avant d’aller vers le vote à main levée. A cette occasion, c’est toute l’équipe gouvernementale qui sera
présente.

L’adoption du projet devrait ainsi consacrer une longue attente politique, faite d’hésitations, de tergiversations, voire de blocages et de recherche d’un consensus. C’est aussi la consécration d’une patiente démarche et d’une promesse lancée en avril 2011, quand le chef de l’Etat, poussé par le tourbillon des révoltes dans le monde arabe, a lancé des réformes politiques, sociales et surtout constitutionnelles.

A l’époque, il désigna Bensalah, président du Sénat, à la tête d’une commission chargée de faire des consultations avec le monde politique et les autres acteurs du monde associatif et économique sur le contenu de la Constitution.

Deux ans plus tard, c’est au tour de Sellal de relancer la démarche, avant que le Président n’installe une commission dite d’experts, présidée par le constitutionnaliste Kerdoune.

Il aura fallu attendre encore la fin des élections présidentielles en avril 2014 pour que Bouteflika nomme Ouyahia comme directeur de son cabinet et lui confie la mission de reprendre les consultations avec les partis politiques et les personnalités nationales. Le rapport final de Ouyahia fut finalisé en août de la même année.

L’opinion attendra encore plus d’une année pour que Bouteflika daigne sortir le projet de son tiroir. Certains observateurs avaient expliqué ce long retard par le fait du contexte politique national caractérisé par la multiplicité des initiatives politiques ainsi que par de fortes dissensions.

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