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Nationale

Bouteflika appelle à préserver la cohésion sociale et l’unité nationale

Bouteflika appelle à préserver la cohésion sociale et l’unité nationale

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a appelé, ce samedi, à la préservation de la cohésion sociale et de l’unité nationale et à l’atténuation des situations de tension et de parti pris « qui sont nuisibles au consensus », fait-il observer, dans une allusion claire aux remous observés sur la scène nationale et traduits, notamment, par des grèves dans les secteurs sensibles de la santé et de l’éducation.

Dans un message à l’occasion de la Journée nationale de l’avocat, lu en son nom par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, Bouteflika a, tout autant, prévenu qu’il était « crucial également de ne pas perdre de vue les enjeux de la conjoncture au vu de la recrudescence des risques et périls qui planent sur de larges pans de nos frontières et auxquels s’ajoutent la rude concurrence internationale et le conflit des intérêts économiques entre pays forts pour accaparer les ressources disponibles sans se soucier des faibles », a-t-il soutenu.

Il a souligné, dans ce sens, que « ces réalités sont autant de facteurs supplémentaires qui doivent inciter les mêmes enfants de la patrie à la cohésion sociale, à la préservation de l’unité nationale et à l’atténuation des situations de tension et de parti pris qui sont nuisibles au consensus dont nous avons tant besoin en pareille conjoncture ».

« Il est primordial que l’esprit positif, qui place les intérêts suprêmes du pays au- dessus de toute autre considération, doit demeurer le leitmotiv et le levier des différentes forces actives du pays », a ajouté le chef de l’Etat.

« Il importe que tout un chacun comprenne que réunir les meilleures conditions de vie pour le citoyen et améliorer sa situation à tous les niveaux implique la poursuite du développement, et que c’est là un pari tout aussi important, voire le plus important, que d’autres », a conclu le président de la Républiqu.

S’agissant de la réforme de la justice, le Président a affirmé que cette réforme avait franchi « d’importants pas » grâce auxquels nous pouvons parler d’un système judiciaire moderne apte à répondre, à l’heure actuelle et pour les décennies à venir, aux besoins de la société algérienne.

Il a rappelé, à ce propos, la réalisation de structures judiciaires dans tout le territoire national et « leur équipement en moyens de travail adéquats, outre le progrès sans précédent en matière de modernisation et de généralisation des moyens informatiques et électroniques et les efforts pour pallier le déficit en ressources humaines, tels que magistrats, greffiers et fonctionnaires, et ce qu’il l’a accompagné comme formation et qualification ».

Le Président a affirmé, dans ce sillage, que la loi portant organisation de la profession d’avocat, promulguée en 2013, « est intervenue dans le sillage du processus intégré de réformes de la justice et en réponse à une demande insistante des avocats qui ont eu l’occasion d’enrichir et de débattre de son projet pour remédier aux insuffisances relevées par l’expérience ».

Par ailleurs, le président Bouteflika, a assuré que « les magistrats et l’ensemble du personnel du secteur de la justice ont acquis, grâce à cet effort, un haut degré de qualification et de professionnalisme, d’où une amélioration du niveau des prestations en termes de qualité et de traitement des affaires dans des délais raisonnables ».

« En rapprochant la justice du citoyen et en lui facilitant son accès à travers l’ensemble du territoire national, et en introduisant des méthodes développées et de nouvelles

technologies de l’information et de la communication (TIC) pour l’amélioration des conditions de travail et la garantie de sa transparence, le secteur a enregistré des avancées notables en matière de consolidation de la sécurité juridique et judiciaire.

« La justice pénale qui s’oriente, elle aussi, vers la consécration de ces droits à la faveur de la révision, conformément à la Constitution, du Code de procédure pénale, a été adaptée à travers l’introduction du deuxième degré de juridiction en matière pénale et la consolidation de la présomption d’innocence et des droits des suspects lors de la garde à vue, en soulignant le caractère exceptionnel de la détention provisoire » a dit le chef de l’Etat.

« De même que l’autorité du magistrat de siège en matière de protection des libertés a été renforcée par la mise en place de la comparution immédiate et l’attribution, à la juridiction au lieu du parquet, du pouvoir de placement en détention en matière de flagrant délit et autres, ainsi que l’accompagnement de toutes ces mesures par le renforcement des droits de la défense tout au long de la procédure », a t-il poursuivi.

Abdelaziz Bouteflika a affirmé que « l’autorité judiciaire, dans toutes sa composante, demeurera attachée à son étendue constitutionnelle et à l’application souveraine, indépendante et impartiale des lois dans le cadre de la conviction profonde de promouvoir et développer les droits et les libertés et poursuivre l’entreprise d’assainir la société de toutes les irrégularités et de tous les fléaux ».

Dans ce cadre, le président de la République a appelé tous les autres secteurs concernés à « œuvrer, chacun dans son domaine de compétence, à accorder à cette démarche la diligence requise et élaborer les projets de texte qu’il convient de préparer en vue de leur adaptation aux nouvelles dispositions constitutionnelles ».

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