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Nationale

Boutarfa : «Un baril inférieur à 50 dollars est inacceptable»

Boutarfa : «Un baril inférieur à 50 dollars  est inacceptable»

A trois semaines de la réunion informelle des quatorze pays membres de l’Opep à Alger, le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, a réitéré les objectifs de l’organisation de parvenir à un consensus pour soutenir les prix du pétrole, en chute depuis 2014.

« Un prix du pétrole inférieur à 50 dollars n’est pas acceptable et n’est favorable ni aux pays producteurs ni à l’économie mondiale dans son ensemble », a-t-il déclaré à Doha, lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre qatari de l’Energie et de l’industrie, Mohammed Saleh Al Sada, et le secrétaire général de l’Opep, Muhammed Sanusi Barkindo.

Boutarfa a exprimé, à cette occasion, « sa satisfaction » de l’accord de coopération conclu avant-hier lundi entre les deux premiers producteurs mondiaux du pétrole, l’Arabie saoudite et la Russie, en vue de stabiliser le marché pétrolier, qui pourrait passer par un gel des niveaux de production.

Lors de sa visite à Doha, le ministre de l’Energie s’est entretenu avec son homologue qatari, Mohammed Saleh Al Sada, et le secrétaire général de l’Opep, Muhammed Sanusi Barkindo.

Cette réunion tripartite a été consacrée à l’analyse de la situation du marché pétrolier international et à la préparation de la réunion informelle de l’Opep prévue à Alger ce mois de septembre prochain en vue de parvenir à des solutions consensuelles entre pays producteurs, qui permettraient de stabiliser le marché pétrolier à un niveau de prix acceptable. Boutarfa a eu également des entretiens bilatéraux avec le ministre qatari et le SG
de l’Opep.

Le ministre de l’Energie a effectué depuis vendredi dernier une
visite de travail en Iran et au Qatar, durant laquelle il a examiné avec ses homologues iranien et qatari les relations de coopération entre l’Algérie et ces deux pays dans le domaine de l’énergie.

Cette visite de cinq jours intervient en prévision de la 15e réunion ministérielle du Forum international de l’énergie (IEF15), ainsi que de la réunion informelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), prévues à Alger du 26 au 28 septembre. La réunion de l’Opep va examiner, notamment, le gel de la production pétrolière.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole doit ensuite se réunir officiellement à Vienne en novembre. La Russie, non membre de l’Organisation, devrait participer à cette réunion prévue dans la capitale autrichienne, pour rapprocher les points de vue sur le niveau de production.

Pour rappel, de précédents efforts pour parvenir à un gel des niveaux de production ont échoué en avril, face au refus de l’Iran, troisième producteur de l’Opep, de s’associer à cette initiative destinée à soutenir les cours, alors que Téhéran souhaite accroître ses exportations après la levée des sanctions internationales à son encontre.

Alexandre Novak, cité par les agences de presse, a déclaré lundi que l’Iran devrait avoir le droit de retrouver ses niveaux de production antérieurs aux sanctions occidentales.
Son homologue saoudien, Khalid al Falih, a jugé pour sa part que la production iranienne de pétrole avait déjà retrouvé ses niveaux.

L’accord entre l’Arabie saoudite et la Russie, signé lundi dernier en Chine en marge du G20, pour assurer la stabilité du marché du pétrole, en serait le premier depuis 15 ans, même si Moscou n’a ensuite jamais mis en œuvre son engagement sur une baisse de sa production.

L’effondrement des cours depuis 2014, en raison d’un excédent de l’offre lié en partie au bond de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis et à l’essoufflement de la croissance mondiale, affecte lourdement les budgets des pays producteurs, tels l’Algérie, le Venezuela ou le Nigeria et même les deux plus gros producteurs mondiaux de l’or noir, à savoir l’Arabie saoudite et la Russie.

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