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Nationale

Boutarfa l’incombe aux tarifs «bas» de l’énergie

Boutarfa l’incombe aux tarifs «bas» de l’énergie

Pour mener à terme son programme de développement et couvrir ses besoins de 2019, le groupe Sonelgaz doit encore solliciter les banques, selon son P-DG, Nourredine Boutrfa.

Dans une interview accordée à la revue Gaz and Oil, le patron de Sonelgaz a souligné le fait que tout le programme de Sonelgaz en cours est d’ores et déjà supporté par les banques publiques, avec une garantie du Trésor.

Le PDG de Sonelgaz justifie cette forte dépendance du financement public par les recettes insuffisantes générées par Sonelgaz , et qui ne parviennent même pas à subvenir aux besoins du groupe en termes d’autofinancement.

« Nous faisons face au problème, des recettes qui depuis cinq ou six ans ne suffisent même pas à couvrir une infime partie de l’autofinancement qui est généralement de 30 à 40% dans ce type d’activité », a-t-il regretté.

Pour lui, ce déficit est engendré par la non application des prix réelle du gaz et de l’électricité. « C’est un choix politique et je dirais que tant qu’une entreprise retrouve ses équilibres économiques par rapport aux choix politiques, c’est acceptable », a-t-il acquiescé. Il a toutefois réaffirmé sa conviction que la maîtrise des tarifs reste la seule voie pour rationaliser la consommation énergétique, éviter les gaspillages et les pertes.

« C’est la vérité des prix, la rémunération de l’énergie au prix coûtant, un prix qui permet à l’entreprise d’engranger des dividendes, d’évoluer, de se développer… qui doivent constituer le socle d’une politique d’efficacité énergétique », a-t-il soutenu.
Interrogé sur le programme national des énergies renouvelables, M. Boutarfa a expliqué qu’il se base sur les potentialités de l’outil existant.

Il a évoqué « l’inefficacité » de la société New Energy Algeria (NEAL) qui lançait des appels à partenariat et faisait réaliser les projets par des sociétés de projets contrôlées par des partenaires étrangers. Pour lui, ce n’était pas intéressant pour l’Algérie car cela ne favorise pas la capitalisation des connaissances technologiques.

« Pour acquérir la technologie des énergies renouvelables, il est important d’avoir une entreprise qui réalise elle-même les projets », a-t-il dit en citant SKTM (Shariket Kahraba oua Takat Moutadjadida), une entreprise de production d’électricité, qui depuis février 2012, est en charge des réseaux isolés du Sud et des énergies renouvelables.

Il a rappelé que l’entreprise a déjà à son actif, la réalisation de la ferme éolienne d’Adrar d’une capacité de 10 MW et de la centrale solaire de Ghardaïa d’une capacité de 1,1 MW, réalisée pour l’expérimentation de technologies photovoltaïques. 

Il a annoncé que Sonelgaz est en discussion avec plusieurs partenaires nationaux, fabricants et fournisseurs d’équipements et de matériels pour leur engagement sur les projets devant être réalisés à partir des panneaux qui seront fabriqués par l’usine en partenariat de 400 MW de Rouiba.

Concernant la hausse croissante de la consommation de l’électricité, le PDG de Sonelgaz affirme que son groupe compte y faire face à travers l’augmentation et de ses capacités de production.

« Un investissement de 3500 milliards de dinars est prévu pour 2020 dans la chaîne production-transport-distribution dont 2000 milliards de dinars sont déjà engagés », a-t-il affirmé en précisant que ce montant ne concerne pas l’énergie renouvelable.
Le patron de Sonelgaz admet toutefois que son groupe ne possède pas la capacité de répondre seul aux besoins en équipements ou en services à travers la création de ses propres entreprises.

Aussi, il considère qu’avoir des partenariats internationaux et nationaux est impératif pour acquérir des technologies que le groupe ne possède pas ou qu’il ne maîtrise pas. Il a cité à ce titre, la création d’une société d’engineering de détail pour les énergies classiques en partenariat avec les Coréens.

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