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Boutarfa : « Ce sera un succès dans tous les cas »

Boutarfa : « Ce sera un succès dans tous les cas »

A deux jours de la réunion informelle à Alger des 14 pays exportateurs de pétrole, le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, a réaffirmé son optimisme quant à la réussite de cette rencontre.

« La réunion d’Alger sera un succès dans tous les cas de figure : un accord, c’est bien. Les éléments d’un accord, c’est encore aussi bien », a-t-il déclaré, en considérant que cette rencontre est le premier pas vers un consensus, du fait que l’Opep est condamnée, selon lui, à prendre une décision soit à Alger, soit à Genève. « Nous n’allons pas sortir les mains vides et il y aura une réaction du marché qu’on ne peut imaginer », a-t-il prédit hier lors d’une conférence de presse au siège de son département.

Confirmant les déclarations du secrétaire général de l’Organisation, Mohammed Barkind, Boutarfa a déclaré que cette rencontre informelle pourrait se transformer en réunion extraordinaire, si jamais ses membres décidaient d’agir vite en gelant ou en réduisant la production. Sinon, les décisions seront renvoyées à novembre lors de la réunion ordinaire de l’Opep à Genève.

Pour le ministre de l’Energie, la conjoncture difficile du marché pétrolier réunit tous les membres de l’Opep pour trouver une solution afin de stabiliser le marché et soutenir les prix. « Les simulations, les évaluations du marché seront mises sur la table de cette réunion », a-t-il dit.

Le ministre a rappelé qu’en avril dernier, lors de la réunion de Doha, l’Opep avait prévu une éventuelle rencontre à Alger qui est s’confirmée aujourd’hui. « On accorde de l’intérêt à cette réunion, a-t-il soutenu, nous sommes des facilitateurs en rassemblant des pays en désaccords politiques autour d’une même table, nous sommes très flexibles sur le gel, très flexibles aussi sur la diminution et sur le calendrier de mise en œuvre des décisions de l’Opep ».

Le ministre a toutefois admis que le mécanisme de décision de l’Opep est complexe. « Ce n’est pas facile, c’est complexe, c’est très technique… et c’est au-delà de la politique et de l’économie ». Il a toutefois affirmé que les pays de l’organisation sont contraints à un accord pour stabiliser le marché, car un pétrole en dessous de 50 dollars n’arrange aucun pays et un échec des négociations enfoncerait davantage les prix de l’or noir.
« Il y a une surabondance de l’offre et les prix ne sont pas au niveau escompté. Et cet excédent sur le marché fait perdre aux pays de l’Opep 300 à 500 millions de dollars par jour », a-t-il encore ajouté. L’hypothèse d’un accord sur un gel des niveaux de production est donc une option tout comme la réduction de la production.

« L’essentiel pour l’Opep c’est la régulation du marché, le reste est technique », a encore affirmé le ministre de l’Energie, en ajoutant que les discussions tourneront autour de la manière d’agir. « La nouvelle solution serait le gel de la production à un niveau qui se traduit par une réduction », a-t-il expliqué.

Selon le ministre, il y a un consensus sur la manière d’agir pour stabiliser le marché. « Les Saoudiens, les Qataris, les Iraniens et les Russes se rejoignent sur ce point car tout le monde est d’accord que la situation n’est pas soutenable et qu’il faut agir vite pour stabiliser le marché », a-t-il argué.

La chute du prix du pétrole freinera les investissements dans le secteur de l’énergie, ce qui pourrait provoquer, à moyen terme, une pénurie de pétrole sur le marché. « La situation sera inversée et, fatalement, le manque de l’offre augmentera les prix ». « Tout le monde veut éviter d’en arriver là », a-t-il conclu.
 

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