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Nationale

Bourse : Un marché financier à créer

Bourse : Un marché financier à créer

Le gouvernement, vu la conjoncture économique actuelle, devra trouver d’autres alternatives de financement et qui sont incluses dans le plan d’action gouvernemental adopté jeudi dernier par l’APN, a indiqué hier le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, lors du 3e colloque du conseil scientifique de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB).

C’est dans ce sens que Abdelhakim Berrah, président de la COSOB, qui vient de nouer un partenariat avec l’université pour les masters en rapport avec les marchés financiers, a tenu à préciser que « l’actionnement d’autres leviers de financement est incontournable, dont l’introduction de la finance islamique dans les banques.

Elle est devenue une nécessité qui s’impose ; elle permettra de fournir un produit financier en adéquation avec les convictions religieuses de la majorité des citoyens algériens. Ceux-ci souhaiteront confier leur argent à des banques qui procèdent selon les préceptes de la chari’a islamique ».

Et de poursuivre : « Ce mode de financement permettra de réduire l’étendue du marché informel au profit de la sphère formelle, tout en lui assurant la rémunération appropriée pour que nous puissions l’instaurer réellement ».

Cette stratégie va se répercuter, de manière bénéfique, sur l’activité de la Bourse d’Algérie dans le sens où nous verrons une adhésion plus active à ce marché financier, qui peine jusqu’à présent à attirer les opérateurs économiques », a-t-il précisé.

Et d’enchaîner : « La conjoncture ne nous permet pas d’aller inventer l’eau chaude, c’est pour cela que nous avons prévu dans cette édition de programmer des thématiques traitant des différents modes de financement comme alternatives ».

« Cette occasion nous permettra de nous inspirer des expériences des pays voisins et d’ailleurs ayant réalisé un essor dans ce domaine, tels le Soudan, le Maroc ou la France », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est du financement immobilier, Berrah a indiqué que ce mode de financement sera aussi compatible avec les normes de la chari’a. Selon lui, il s’agira, à titre d’exemple, d’un collectif d’investisseurs qui achètent des biens immobiliers, qui seront dédiés à la location, puis le revenu généré sera réparti sur le nombre d’investisseurs.

S’agissant de l’innovation financière, Berrah a révélé que l’Algérie est complètement déphasée par rapport à ce qui se passe dans le monde. Il y a des instruments financiers qui sont adoptés par nos voisins et qui reposent sur l’intelligence artificielle et le « Big Data », et tant d’autres innovations financières susceptibles de rénover ce domaine qui est le socle l’économie nationale.

Par ailleurs, Boualem Djebbar, président du GIE Monétique, a indiqué qu’en ce moment « il y a une dynamique qui s’installe dans la bourse d’Algérie, et nous en tant que partenaire crucial dans ce marché nous œuvrerons à contribuer à son développement, et ce, d’autrant plus que la mission principale de la COSOB est de protéger l’investisseur et d’instaurer un climat de confiance en assurant une surveillance permanente ».

De son côté, Nasser Hideur, directeur de la banque Salem, a estimé que ce colloque est une opportunité pour vulgariser la finance islamique et expliquer les mécanismes utilisés par l’industrie financière compatible avec la shari’a et qui se distingue de la finance conventionnelle, où le banquier intervient comme partie prenante dans une transaction commerciale.

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