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Nationale

Boukadoum: « Nous ne céderons pas sur la question de la mémoire »

Boukadoum: « Nous ne céderons pas sur la question de la mémoire »

L’Algérie ne cédera pas sur la question de la mémoire et poursuivra ses efforts diplomatiques visant à régler de manière définitive trois principaux dossiers ; à savoir la restitution de tous les restes mortuaires des résistants martyrs, la récupération des archives et les essais nucléaires effectués lors de la période coloniale au sud algérien.

C’est ce qu’a affirmé ce samedi le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, assurant que la démarche à l’œuvre est tributaire d’un travail technique entre les deux parties algérienne et française, que la crise sanitaire mondiale a contraint à son accélération.
« Les relations algéro-françaises sont « spéciales » et connaissent actuellement un apaisement inédit. Une volonté positive est constaté du côté français d’aller de l’avant dans la consolidation des rapports entre Alger et Paris », déclare-t-il.

Cependant, cette démarche, explique le chef de la diplomatie algérienne, « devrait passer par le règlement de trois dossiers liés à la mémoire nationale ; celui de la restitution de tous les restes mortuaires des résistants martyrs, séquestrés dans les musées français ou chez des particuliers, la récupération des archives, ainsi que le dossier des essais nucléaires effectués à Reggane lors de la période coloniale ». 

« L’histoire pèse beaucoup dans les relations entre les deux pays, censées être fondées sur un respect mutuel dans le cadre d’égal à égal. Cette démarche nécessite un travail technique que la pandémie du Covid-19 a beaucoup entravé », nuance le ministre.
S’agissant du brûlant dossier libyen, M Boukadoum a indiqué que l’Algérie prévoit une solution politique imminente devant sanctionner les efforts de la diplomatie algérienne.

« L”Algérie agira les jours qui viennent, cela d’autant que son approche fait consensus chez les belligérants libyens. Elle devrait jouer un rôle principal dans le règlement du conflit opposant les différentes parties libyennes, parce qu’il y va de notre sécurité nationale », dit-il.

Invité au forum du quotidien arabophone Ec-chaâb, M Boukadoum a précisé que la voix d’Alger est respectée parmi des Etats acteurs impliqués dans ce conflit, rappelant que le cessez-le- feu provisoire, conclu en mois de février dernier, a été le fruit des efforts diplomatiques entrepris par Alger.

Le ministre a rappelé la vision algérienne tendant « à imposer la sérénité » sur la situation sécuritaire en Libye, et à mettre fin à la souffrance du peuple libyen, qui dure depuis presque dix ans, réitérant dans le même sillage le rejet de toute ingérence étrangère et le respect de l’accord relatif à l’embargo sur les armes, qui ne cessent d’affluer au pays voisin.

Ce processus commence, ajoute-t-il, par un cessez-le-feu immédiat et l’amorce d’un dialogue regroupant toutes les parties impliquées dans ce conflit. 

Par ailleurs, le chef de la diplomatie algérienne a exprimé également son inquiétude quant à l’escalade ayant eu lieu les trois derniers jours dans la capitale malienne Bamako. Il a relevé que l’Algérie poursuit ses efforts afin de mettre un terme à la dégradation de la situation sécuritaire au Mali. « L’Algérie accorde beaucoup d’importance au dossier malien et poursuivra ses efforts dans le cadre de la commission du suivi de l’exécution de l’accord de la paix et la réconciliation nationale, conclu entre les antagonistes maliens. 
Étant à la tête de cette commission, elle veillera à accompagner les Maliens et les encourager dans l’application de toutes les clauses de l’accord signé, à l’effet de préserver l’unité de leur territoire et la stabilité de la région du Sahel », enchaine encore le ministre.

Sur la cause palestinienne, Boukadoum a exprimé « sa satisfaction » quant à la position de la communauté internationale rejetant le plan d’annexion des parties de la Cisjordanie, envisagé dans le cadre de l’expansion des colonies israéliennes en Palestine.

Concernant la question du Sahara occidentale, l’invité du forum a rappelé l’urgence de désigner un envoyé onusien pour le Sahara occidental, afin d’accélérer le processus de décolonisation des territoires sahraouis occupés par les forces marocaines, et aboutir à un règlement définitif au conflit. Un poste qui demeure vacant depuis le départ l’ex envoyé spécial des Nations pour le Sahara occidental Horst Köhler en mai 2019.

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