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Nationale

Bouhired reçoit à Amman le prix de la résistance

Bouhired reçoit à Amman le prix de la résistance

La moudjahida Djamila Bouhired a reçu le prix jordanien de la culture et de la résistance « Bahgat Abou Ghriba » pour l’année 2017, décerné par le Comité des nominations en coordination avec la Ligue des écrivains jordaniens.

C’est ce qu’a fait savoir hier l’ambassade d’Algérie à Amman. Lors d’une cérémonie organisée à Amman, le président du Comité, Sobhi Ghoucha a indiqué que le Prix « Bahgat Abou Ghriba », se veut une consécration de « la résistance arabe, de l’attachement au droit au retour, à la libération et au droit inaliénable à l’ensemble du territoire palestinien ainsi que du rejet de toute soumission ou normalisation des relations avec l’ennemi ».

La distinction de la moudjahida Djamila Bouhired est « une reconnaissance de son rôle lors de la guerre de libération en tant que symbole des moudjahidine et modèle de lutte et de sacrifice pour indépendance de l’Algérie », a-t-il déclaré.

Le prix, décerné pour la cinquième année consécutive en commémoration de l’anniversaire de la disparition d’Abou Ghriba, a été réceptionné, au nom de la moudjahida, par l’attaché culturel de l’ambassade d’Algérie à Amman, Ghalib Rezmane, qui a affirmé dans une allocution que Djamila Bouhired « est un symbole de la lutte de la femme algérienne durant la guerre de libération nationale et un exemple de la participation de la femme, aux côtés de l’homme, au processus de libération nationale pour indépendance et la liberté ».

« Mme Bouhired est une femme que l’histoire a de tout temps honorée et un emblème de la dignité arabe, de la liberté et de l’humanité », a-t-il ajouté.

Née en 1935, Bouhired était une militante du Front de libération nationale au sein de la Zone autonome d’Alger durant la guerre d’Algérie. Elle fait partie des six moudjahidate condamnées à mort par la justice coloniale française pendant la guerre d’indépendance.

Elle avait rejoint en étant étudiante, les rangs de la résistance, tant qu’agent de liaison, membre du « réseau bombes « et assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la Zone Autonome d’Alger pendant la bataille d’Alger. En avril 1957, elle est blessée dans une fusillade et capturée par la 4e compagnie du 9e régiment de Zouaves (cantonnée dans le palais Klein (Basse Casbah).

Elle est torturée, inculpée et condamnée à mort pour attentat. Son exécution est stoppée suite à une campagne médiatique internationale menée par Jacques Vergès et Georges Arnaud. Ils écrivent un manifeste, Pour Djamila Bouhired, publié la même année aux Éditions de Minuit.

Devant le tollé international soulevé par sa condamnation, elle est finalement graciée et libérée en 1962. Depuis, elle consacre ses actions au soutien aux mouvements de libération dans le monde.

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