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Nationale

Boudjema : «Il est désormais interdit que les compétences soient sacrifiées»

Boudjema : «Il est désormais interdit que les compétences soient sacrifiées»

Le nouveau ministre des Transports, Boudjema Talai, souhaite ne plus voir les universitaires souffrir et demeurer sans emploi ni débouché, alors qu’ils possèdent des compétences et un diplôme universitaire reconnu mondialement. Fort de son expérience dans la gestion de grandes entreprises publiques employant plusieurs milliers de cadres universitaires, Talai veut donner une image réelle de ce que sont les compétences algériennes lorsque ces dernières sont mises à contribution.

Il l’a fait savoir devant les parlementaires lors de la séance-débat sur le projet de loi relatif à l’aviation civile présenté au Conseil de la nation, la semaine dernière. Il avait déclaré que « de nombreux universitaires seront recrutés et formés ». Et d’affirmer qu’il « n’est plus question que les compétences soient sacrifiées parce qu’elles ne sont pas parrainées ou pistonnées ».

Un autre chantier des plus primordiaux, auquel le ministre des Transports devra consacrer beaucoup de temps pour une meilleure prise en charge de la formation de la ressource humaine dans le secteur des transports. Selon des sénateurs et des députés, le secteur des transports connaît un déficit, notamment en matière de gestion des transports aériens et maritimes.

C’est un constat qui n’est pas étranger pour le nouveau ministre qui a déjà une idée globale sur le secteur des transports étant lui-même gestionnaire et ingénieur d’Etat possédant de grandes compétences et qui a eu déjà à conduire et à coordonner des travaux d’infrastructures aéroportuaires et ferroviaires relevant du secteur des transports.

En effet, M. Talaï a suivi des études à l’université de Karlsruhe en Allemagne où il obtient un diplôme de troisième cycle, option infrastructures. Il occupera de 1984 à 1987 les postes de chef de service et de département à l’Entreprise d’engineering et construction de projets sidérurgiques (ENSID).

De 1990 à 1997, il occupera divers postes, notamment celui de directeur d’études à Genisider, responsable de la structure n°1 de pilotage et de prise en charge des parties études de méthodes de réalisation de projets sur le territoire national à travers trois bureaux d’études pluridisciplinaires à Annaba, Constantine et Alger, jusqu’en 1996.

Le ministre accorde beaucoup d’importance aux compétences algériennes et veut faire des universitaires algériens une force de développement pour le pays. Sûr de ce qu’il avance devant les sénateurs et les députés, Talai annonce des nouveautés dans le secteur des transports à commencer par le lancement de nouvelles entités économiques autonomes.

Il explique à ce propos, que le conseil des participations de l’État se réunira autour des modalités de transfert de la gestion des transports des SGP (société de gestion des participations de l’Etat), affirmant qu’il « n’y aura aucune interférence dans la gestion des SGP », puisque, dira-t-il « des audits des capacités dans les transports aérien et maritime seront bientôt lancé ». Plusieurs autres chantiers attendent Boudjema Talai, notamment le transport maritime de marchandises et de voyageurs.

Le ministre envisage de lancer des projets pour l’aménagement de ports de plaisance au niveau de la baie d’Alger, notamment la gare maritime du port d’Alger et la pêcherie où les conditions sont réunies. Ce projet peut réussir sans interrompre les activités portuaires relatives au trafic maritime de marchandises, puisque l’Entreprise portuaire d’Alger dispose déjà des infrastructures nécessaires.

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