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Nationale

Boudiaf : l’Algérie compterait 4,7 millions de diabétiques

Boudiaf : l’Algérie compterait 4,7 millions de diabétiques

Entre 9% et 12% de diabétiques sont pris en charges par les établissements sanitaires à travers le territoire national.

Le chiffre a été fourni hier par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière lors de la journée d’étude organisée à l’Université Islamique Emir Abdelkader de Constantine à l’occasion de la célébration de la journée internationale du diabète.

L’Algérie s’est engagée à appliquer avec rigueur la déclaration de l’assemblée générale des Nations-unis, de septembre 2011, sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles, à l’image du diabète dont les prévisions de l’organisation mondiale prévoient le passage du nombre de malades de 380 millions de diabétiques actuellement à 480 millions en 2025, soit une prévision d’augmentation de près de 27% en dix ans, en raison notamment des mauvaises habitudes alimentaires ou encore du tabagisme qui touche surtout les pays en voie de développement.

Une orientation au centre d’un planning stratégique national multisectoriel s’étalant de 2015 à 2019 et qui vise, a dit le ministre, à lutter contre les facteurs responsables de maladies non transmissibles.

Ainsi, la prévention est au centre d’une stratégie de dépistage. Dans ce contexte une opération d’envergure a été initiée, a précisé M. Boudiaf, il y a près de deux ans par les services sanitaires et devra toucher l’ensemble du territoire national.

Cette opération a à ce jour touché 24 wilayas dont huit pour la seule année en cours, a-t-il dit. Cette opération va permettre, précise en outre le ministre, non seulement de dépister le diabète mais aussi et surtout au parties concernées de prendre en charge les malades à travers des soins mais aussi des conseils et orientations pour une meilleure hygiène de vie basée sur une alimentation saine mais aussi sur la pratique sportive.

Le ministre a précisé, par ailleurs, que pas moins de 3000 médecins ont été formés et que près de 360 généralistes ont reçu des formations spécifiques sur les maladies non transmissibles et 118 autres sur la formation aux premiers soins.

Un registre de diabétologie pour enfants sera aussi élaboré dans le but, a –t-il dit, de mieux affronter le mal et de prendre en charge cette catégorie sensible de citoyens.

Aussi, Un guide de prévention contre les maladies non transmissible ou encore incurables à l’image du diabète sous toutes ses formes est à en croire le chef du département sanitaire en préparation et sera publié incessamment. Idem pour une cartographie sanitaire prévue quant à elle dans la nouvelle loi de santé.

« le décès de la petite fille de Flifla n’est pas dû au vaccin »

Le ministre ne manquera pas d’autre part de faire le tour de certains sujets d’actualité. Ainsi, concernant l’ajournement de la présentation tant attendue du projet de loi sanitaire devant l’APN, le ministre a justifié ce report par l’agenda chargé des parlementaires actuellement en plein débats sur le projet de loi de finance 2017 et auquel un intérêt tout particulier semble retentir l‘attention des Algériens.

Autre sujet et en réponse à une question d’un confrère sur l’implication d’un vaccin dans le décès d’une petite fille de neuf mois originaire de la localité de Flifla dans la wilaya de Skikda, Abdelmalek Boudiaf a écarté que les causes du décès soit liées au médicament.

Le ministre s’est contenté de dire que le la mort de l’enfant était « naturelle » et que ce ne fut qu’une « coïncidence » le fait que le décès eut lieu trois jour après la vaccination.

Ayant tenu en haleine nombre de professionnels, la découverte d’un médicament –présenté par la suite comme complément alimentaire- annoncée par un « médecin-chercheur » de Constantine et qui a suscité une large polémique, n’a pas été évoquée par le ministre.

Ce dernier a refusé de trop s’étaler sur le sujet se contentant de préciser que son département a fait ce qu’il fallait en offrant le soutien nécessaire au « chercheur » et c’est aux concernés –les malades ndrl- de juger l’efficacité du produit. Bien que dans pareils cas, il aurait été plus judicieux de limiter le jugement sur l’efficacité du produit plutôt aux laboratoires et autres structures autorisées.

Devant les facilitations qu’offrent les nouvelles technologies de la communication, le ministre a, d’autre part, implicitement reconnu des retards dans la conception de sites ou encore l’actualisation de ceux existants devenus désuets. 

Il dira que par conséquent des directives visant à actualiser les informations ont été données afin de les mettre à jour, notamment celles relatives aux chiffres qui dans beaucoup de cas ne reflètent pas la réalité. Une mesure qui semble avoir été exigée par les instances internationales, a-t-on laissé entendre.

Le ministre a par ailleurs annoncé qu’une journée nationale sur l’obésité sera organisée prochainement à l’école supérieure de l’hôtellerie et de restauration d’Alger. 

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