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Nationale

Bouchareb sous pression

Bouchareb sous pression

Les députés du groupe parlementaire du parti du Front de libération nationale (FLN) ont réitéré ce mercredi leur appel au président de l’APN, Mouad Bouchareb, afin de déposer sa démission et de se conformer aux décisions du parti.
Dans une déclaration finale ayant sanctionné les travaux d’une réunion présidée par le SG du parti, Mohamed Djemaï, au siège du FLN, ont appelé le président de l’APN, Mouad Bouchareb, à « être lié à la discipline imposée par le statut et le règlement intérieur du parti et à se conformer à ces décisions, et ce,s en réponse aux revendications du peuple ayant été exprimées explicitement lors de son mouvement pacifique ».
Les membres du groupe parlementaire ont fait part de « leur volonté inébranlable » de « rétablir la légitimité volée de la présidence de l’APN au sein de l’unité et la cohésion entre les députés, et ce de manière à garantir l’efficacité de l’organe législatif ».
Ils ont dénoncé, en outre, toute tentative « d’atteinte à l’unité des députés », la qualifiant de « faute grave et d’atteinte à la règle de la discipline partisane, ainsi qu’une attaque directe aux décisions et aux positions du FLN », soulignant leur engagement de concrétiser les instructions du SG du FLN.
Dans une allocution à cette occasion, le SG du FLN a réitéré son appel à Bouchareb pour se retirer de son poste, car étant inadmissible de la part des militant, du FLN, révélant, à la presse que sa formation politique « a épuisé tous les moyens fraternels, mais ce dernier maintient sa position ».
Dans la foulée des critiques, c’est encore le groupe parlementaire des indépendants qui a appelé Bouchareb à déposer sa démission et à se retirer de son poste. Un soutien qui semble être pour le moment le seul pour le FLN, qui peine à trouver des alliés sur cette question. Même le RND s’est dit contre toute action dans ce sens et refuse de marcher dans cette combine, estimant qu’il s’agissait d’une affaire organique interne au parti. Les autres formations politiques qui faisaient partie de la défunte alliance présidentielle se murent dans un silence complice et ne veulent pas se « mouiller ».
Selon des députés du MPA et de Taj, il serait inutile de s’engager dans cette opération de destitution, qui risque d’avoir des conséquences encore plus graves dans le fonctionnement des institutions de l’Etat.
Dans un état comateux depuis le début du mouvement populaire en février dernier, l’APN fonctionne au ralenti, pour ne pas dire est paralysée. Avec le retrait manifeste des députés de l’opposition, le Parlement est devenu pratiquement inutile, sans apport réel dans la vie politique, économique et sociale.
Depuis longtemps déjà, l’APN traîne un lourd déficit en légitimité, manquant terriblement de crédibilité.
M. Kouini

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