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Nationale

Bouazgui veut réduire la facture d’importation alimentaire de 30 %

Bouazgui veut réduire la facture d’importation alimentaire de 30 %

Malgré ses potentialités agricoles et halieutiques, l’Algérie fait toujours face au problème de l’autosuffisance alimentaire, qui se traduit chaque année par des exportations faramineuses des produits de base tels que les céréales, la poudre de lait et les huiles, avec une facture globale qui a dépassé les 8 milliards de dollars en 2016.

Les voies et moyens de relancer ce secteur stratégique et de prémunir l’Algérie des fluctuations des prix des produits alimentaires sur les marchés mondiaux ont été remis sur le tapis hier par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, lors de sa première rencontre avec les cadres de son secteur.

Le ministre a souligné le double rôle de son secteur : faire face au défi de la sécurité alimentaire et contribuer pleinement à la diversification de l’économie nationale dans le cadre du plan d’action du gouvernement pour réduire la forte dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures.

« Le secteur de l’agriculture est la locomotive essentielle de la croissance et du développement humain et des territoires. C’est la principale alternative pour la diversification de l’économie nationale », a-t-il déclaré, en se félicitant du développement significatif du secteur enregistré au cours de ces dernières années en représentant 12 % du produit intérieur brut (PIB).

Le ministre a ensuite rappelé l’objectif du secteur agricole à l’horizon 2022, qui s’articule principalement sur la réalisation d’une croissance moyenne de 5 %, la création de 1,5 million d’emplois (dont 8 000 dans le domaine de la pêche), la réduction de la facture alimentaire de 30 % et l’augmentation des exportations nationales agricoles et halieutiques.

Il a rappelé que le gouvernement table sur une production agricole, forestière et halieutique de 4 300 milliards de dinars en 2022 contre 2 700 milliards actuellement. L’Algérie doit également surmonter le problème du stresse hydrique en créant les moyes palliatifs pour l’irrigation de 2 millions d’hectares de terres agricoles et une extension des terres arables.

Il a toutefois précisé que la réalisation de ces objectifs est fortement conditionnée par le développement de l’industrie agricole et agroalimentaire telle l’industrie de la transformation, l’extension des capacités de stockages et la logistique d’exportation.

Evoquant le rôle incontournable de l’agriculture dans le développement local et l’amélioration du niveau de vie des populations rurales, le ministre a mis en avant l’importance économique et sociale du secteur à l’échelle locale.

« L’occupation prépondérante de l’espace et de l’activité des habitants impacte fortement le développement de la ville », a-t-il noté. Pour avoir une meilleure visibilité sur l’essor de l’agriculture dans les zones agricoles, le ministre a invité les responsables locaux de chaque wilaya à organiser périodiquement l’examen des activités du secteur par l’exécutif de la wilaya.

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