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Nationale

Boualem Amoura, président du SATEF : « Le hirak est sur la bonne voie »

Boualem Amoura, président du SATEF :  « Le hirak est sur la bonne voie »

Le mouvement populaire déclenché le 22 février n’a cessé de faire parler de lui, même au niveau international. Son caractère pacifique, sa persistance dans le temps et sa persévérance à aller encore de l’avant jusqu’à la satisfaction des revendications populaires, celles de réaliser le changement profond du système, font de lui un mouvement inédit.

« Le hirak est sur la bonne voie. » C’est ainsi que Boualem Amoura, président du Syndicat de autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation professionnelle (SATEF) perçoit l’avenir du mouvement populaire. « Je suis optimiste », a-t-il affirmé au Jeune Indépendant, car « ça fait plus de six mois que cette révolution du sourire dure ». Cela, précise-t-il, malgré les tentatives de déstabilisation qu’il a connues. Selon lui, les reports de l’élection présidentielle du 18 avril et du 4 juillet ne sont que le fruit de la mobilisation citoyenne qui refuse le « recyclage du système ». Plus que cela, Amoura estime que ce mouvement populaire a également réussi à réconcilier le peuple algérien dans sa diversité. « Toutes les manipulations n’ont pas réussi à diviser le peuple qui est soudé plus que jamais », a-t-il souligné.

Concernant l’instance du dialogue et de la médiation dirigée par l’ex-président de l’APN, Karim Younes, qui est elle aussi rejetée par le peuple, le syndicaliste estime que « ce n’est pas de la sorte qu’on va faire sortir l’Algérie de la crise. Le panel a consulté des personnes choisies ». Selon lui, le panel ne réussira pas dans son rôle car « il n’émane pas du peuple et les personnes qui le composent ont, pour la majorité, soutenu le cinquième mandat ». En outre, le président de ce panel n’est pas une personnalité populaire qui peut drainer des foules. Le fait d’engager un dialogue dirigé et orienté vers l’organisation de l’élection présidentielle que le peuple refuse dans l’immédiat est l’autre raison de son échec. Il n’a pas omis de faire la comparaison avec la rencontre initiée par les dynamiques de la société civile, organisée le 24 août passé, « où tout le monde était invité à la table du dialogue sans distinction aucune ». Cependant, le président du SATEF a affirmé que ce n’est pas le dialogue qui est refusé. Bien au contraire, étant le meilleur moyen pour trouver une issue à la crise, il a rappelé que la Confédération des syndicats algériens (CSA) était le précurseur dans l’organisation des rencontres qui regroupent les parties de divers horizons.

Confiant, il a affirmé que même si c’est difficile « le peuple algérien saura faire sa deuxième révolution, après celle de 1954 ».

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