Bombardements intensifs et blocus à Ghaza : Le système sanitaire au bord de l’effondrement
La situation humanitaire dans la bande de Ghaza était déjà déplorable avant le début de l’agression sioniste. Le blocus israélien depuis plus de 16 ans, en plus des agressions barbares à répétition, ont mis à rude épreuve le système sanitaire ghazaoui.
La situation humanitaire est catastrophique dans l’enclave palestinienne et le nombre des victimes ne cesse d’augmenter depuis le début de l’agression du 7 octobre pour atteindre, ce mardi, 5791 civils tués dont 2360 enfants.
Les raids meurtriers de la machine à tuer israélienne n’ont pas épargné les secouristes et le personnel médical, qui sont protégés par les lois internationales et celles de la guerre. L’armée d’occupation sioniste a tué 65 membres du personnel médical et détruit 25 ambulances.
Cette agression barbare, sans précédent, qui a dévoilé le visage hideux de l’Etat sioniste, a ciblé les hôpitaux et les centres de soins, pour accentuer les souffrances des ghazaouis et ne laisser aucune chance aux blessés. Douze hôpitaux et 32 centres de santé sont hors service, et les autorités sanitaires ont exprimé leurs craintes que d’autres soient hors service dans les heures à venir en raison du ciblage et du manque de carburant.
En dépit de cette situation humanitaire critique, le monde occidental continue sans relâche d’apporter son aide « inconditionnelle » à l’État terroriste israélien. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne, entre autres, ont envoyé des aides militaires conséquentes à l’armée d’occupation, dont des bombes et des missiles qui ont été utilisés dans le massacre de plus de 2300 enfants.
Ce soutien militaire complique davantage la situation sur le terrain et accroît les souffrances des civils palestiniens. L’aide la plus importante est celle des américains, qui ont aidé les israéliens, entre 1946 et 2023, avec environ 260 milliards de dollars, selon un rapport du Congrès américain publié en mars dernier. Plus de la moitié de ce montant était destinée à l’aide militaire.
A l’aide non négligeable s’ajoute un soutien politique occidental indéfectible quel que soit les circonstances, permettant aux criminels israéliens d’exterminer, torturer, déporter les Palestiniens et de spolier leur terre en toute impunité. Les responsables occidentaux sont conscients de leur complicité dans le génocide commis contre les Palestiniens et ils l’assument complètement.
Lors des visites de soutien du président américain, Joe Biden, de son chef de diplomatie et du ministre de la Défense, du Chancelier allemand, Olaf Scholz et du premier ministre britannique, Rishi Sunak, une solidarité et un soutien inconditionnel étaient exprimés, tout en évoquant « le droit d’Israël à se défendre». Les américains sont allés très loin dans leur rôle de protecteur en menaçant quiconque partie «voulant profiter de la situation pour attaquer Israël ».
Hier, c’était le président français Emanuel Macron, qui avait ordonné l’interdiction sur le sol français de toutes les manifestations en soutien aux civils massacrés à Ghaza, qui a exprimé la « solidarité de la France » avec l’état sioniste, sans oublier, lui aussi de menacer «les ennemis d’Israël de ne pas prendre le risque inconsidéré d’ouvrir de nouveaux fronts ». Il a voulu se distinguer des autres responsables occidentaux en annonçant, lors de sa visite en Palestine occupée, la nécessité de former une coalition internationale pour lutter contre le Hamas et le détruire.
Ce soutien occidental « indéfectible » pour les sionistes a entraîné un nouveau cycle de destruction et de souffrances humaines pour les Palestiniens, notamment à Ghaza. Le dernier bilan officiel annoncé ce mardi a fait état de plus de 5800 civils tués depuis le début de l’agression, dont 2360 enfants et près de 1300 femmes. Plus de 110 autres Palestiniens ont été également tués par les forces d’occupation et des colons, dans d’autres régions de la Palestine occupée, où le Hamas n’est pas présent.
Selon le ministère de la Santé à Ghaza, 70 % des victimes sont des enfants, des femmes et des personnes âgées. Le ministère a souligné notamment que 1 550 personnes sont portées disparues ou encore sous les décombres, dont 870 enfants.
Selon cinq agences des Nations Unies (ONU), la situation humanitaire à Ghaza est désormais «catastrophique», assurant que les hôpitaux sont «submergés» de blessés et que les enfants «meurent à un rythme alarmant».