A Blida, les ordures remplacent les roses
Toute personne visitant la wilaya de Blida est interloquée par la grande quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, et ce dans tous les quartiers, sans exception aucune. Un véritable risque pour la santé publique.
Cet état de fait a contraint les habitants de la wilaya à exploiter les réseaux sociaux (Facebook notamment) en vue d’inciter les autorités à trouver une solution à ce problème menaçant leur santé et celle de leurs familles dont, particulièrement, celle de leurs enfants qui jouent près de ces ordures.
Des photos avec plusieurs commentaires sont mises en ligne afin d’exprimer leur désarroi et pousser les responsables de l’Epic Nadhafa à prendre les mesures adéquates pour préserver la santé publique. Selon les citoyens, cette fameuse Epic Nadhafa ne fait pas son travail. Les ordures jonchent les trottoirs, le bas des trottoirs et même les chaussées. Les agents de nettoiement semblent dépassés. Avec un matériel archaïque et un salaire dérisoire, ils ne peuvent faire convenablement leur job.
Le Jeune Indépendant est allé enquêter sur le terrain, auprès des agents de nettoiement et de quelques élus de la nouvelle APC de Boufarik, où la situation est chaotique concernant le ramassage des déchets ménagers et autres. En effet, le parc-auto de l’Epic de Boufarik est composé de douze camions dont seulement deux sont en exercice. Les autres sont en panne, dont deux ont pourtant été achetés il y a à peine deux ans.
De l’avis de la société civile, dans toutes les communes de la wilaya, tous les Epics doivent être dissous. Ces derniers absorbent, en effet, un budget colossal pour une très faible rentabilité. Par ailleurs, rien que la commune de Boufarik verse chaque année à l’Epic Nadhafa de la wilaya entre 10 et 13 milliards de centimes pour la prestation de service.
Récemment, lors d’une rencontre avec le nouveau P/APC, la société civile et les représentants de tous les quartiers de la commune de Boufarik ont insisté sur la dissolution de cet Epic et même de tous les Epics, proposant que l’APC s’en occupe, comme ce fut le cas dans le temps. Le P/APC a promis de rendre compte au wali de leurs doléances car la tâche lui incombe à lui seul.