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Nationale

Blida : Le wali déplore le retard dans la réalisation des projets

Blida : Le wali déplore le retard dans la réalisation des projets

Lors d’une rencontre organisée par le wali de Blida pour évaluer la situation des différents projets de développement et d’investissement dans la commune du chef-lieu de wilaya, voilà que celui-ci s’est retrouvé en train de discuter des projets qui datent des années 1990 et qui n’ont pas avancé d’un iota. Sur les 300 projets entamés plus de 220 sont bloqués depuis des années et leur taux d’avancement ne dépasse pas les 5%.

Ce qui a poussé le wali à déclarer avec amertume : « Au lieu de parler des projets qui contribuent à attirer des investisseurs et créer de l’emploi dans la commune de Blida, nous voilà en train de discuter des projets simples et banals, tel que le revêtement d’une route de 600 m » C’est un constat amer qu’il fait en présence des membres de l’exécutif de la wilaya, le P/APC de Blida, sa secrétaire générale ainsi que les élus de cette commune. Il a été dévoilé que 20 milliards de DA qui devaient servir au développement de la commune, sont restés dans les caisses de la mairie.

Devant cet état de fait, Abdelkader Bouazghi n’a pas manqué de hausser le ton et d’accuser, en premier lieu, le maire de Blida ainsi que tous les membres de l’exécutif de cette dernière. Pour se défendre, les élus ont commencé par mettre tout sur le dos du premier responsable de cette commune, à savoir Sid Ali Bencherchalli. C’est vrai que ce dernier ne fait pas l’unanimité dans la ville des roses à cause sa gestion catastrophique de la ville. Un des citoyens nous a déclaré par le passé :

« C’est la plus mauvaise assemblée depuis la création des APC. »
D’un autre côté, le maire de Blida a été une fois sollicité pour intervenir auprès d’un citoyen qui s’est lancé dans la construction illicite d’une habitation en plein centre-ville et plus précisément au niveau d’un stade appelé Aranda. Il n’a pas trouvé mieux que de répondre : « Que voulez-vous que je lui fasse ! ». Les élus ont tenu à incriminer leur président l’accusant même de tous les maux dans lesquels vit leur APC.

L’état civil est des plus déplorables : des queues interminables, les imprimés inexistants, les usagers sont accueillis par des préposés aux guichets avec arrogance. Pour se justifier, ces mêmes élus sont allés jusqu’à dire que le maire est seul responsable de cette situation qui perdure depuis qu’il est à la tête de cette assemblée. « Il est le seul responsable de ce blocage », dira l’un d’eux.

Le pire est que d’autres ont tenu à expliquer qu’ils n’étaient même pas au courant de cette réunion avec le wali. « Nous sommes étonnés de voir que cette réunion a pour objectif d’étudier et d’évaluer les projets dans notre commune. C’est très important. Mais le comble, c’est que le maire nous a adressés une invitation dans laquelle il nous conviait à un déjeuner.

Voilà ainsi la situation que nous vivons avec ce président d’APC « , lancent-ils. Une autre voix s’élève pour dénoncer la politique de l’exclusion prônée par le maire. Ils le voient rarement et ne sont même pas au courant des projets qui sont lancés. C’est un tableau noir que dressent les élus de l’APC de Blida à l’encontre de leur président. Cette réunion qui devait être une réunion de travail, s’est transformée subitement en séance d’accusations mutuelles.

En somme, l’APC de Blida n’est pas l’exemple à suivre dans le domaine de la gestion. Pour se défendre le maire ne trouve pas mieux que de déclarer que tout le travail s’effectue dans la transparence la plus totale et que les projets de réalisation sont suivis par les services techniques de la mairie.

Quand à la secrétaire générale de l’APC celle-ci a tenu à préciser que si certains problèmes persistent cela est dû au manque du personnel administratif qualifié. Et d’ajouter que si les membres de l’exécutif disent que les affaires de la mairie de Blida sont traitées dans l’opacité, comment expliquer alors leur approbation aux délibérations ?

Avant de lever la séance, le wali de Blida a encore montré son mécontentement et a instruit le directeur de l’administration locale ainsi que le chef de daïra de tenir des réunions quotidiennes afin d’en finir définitivement avec des projets en souffrance comme ceux qui datent depuis 1994. S’adressant aux élus et à leur tête le président, il leur lança : « Vous êtes responsables de cette situation déplorable et ce blocage qui ne rend pas service aux citoyens de cette ville ». 

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