Blida : Le mal-vivre des retraités – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Blida : Le mal-vivre des retraités

Blida : Le mal-vivre des retraités

L’an 2040, l’Algérie comptera plus de 10 millions de personnes âgées. A l’instar des autres vieux du pays, ceux de la plupart des villes de la wilaya de Blida vivent une situation des plus précaires. Beaucoup de contraintes rendent la vie dure aux seniors. Leur quotidien se résume en un cérémonial routinier. «En dehors d’un petit tour au marché, on a une seule place où l’on se rencontre entre anciens amis.

C’est la place en face de la grande mosquée, sinon la mosquée et la maison. Voyez par vous-même, tous les bancs ont été enlevés. Désormais, on ne peut se reposer pour discuter entre anciens amis», confie un vieil homme rencontré devant la mosquée El Bachir-El Ibrahimi, dans le centre-ville de Boufarik. Les dispositifs devant accompagner les personnes âgées en matière de prise en charge sont très minimes, pour ne pas dire inexistants. «Les personnes âgées, à travers presque toutes les villes du pays, manquent de prise en charge sur les plans pathologique, physiologique, psychologique et social», révèle un médecin du CHU Frantz-Fanon de Blida. «Les dernières étapes de la vie humaine, qu’on appelle communément le troisième âge, sont plus difficiles», insiste un psychologue. «Cette partie de la vie représente la tranche qui peut être synonyme de maladies et la perte de leur indépendance», ajoute-t-il.

Nombreux sont ceux qui souffrent de maladies diverses telles que l’hypertension, le diabète, les rhumatismes, le glaucome ou l’Alzheimer. «On est devenu un poids difficile à supporter. Après des années de travail, je n’attends que la date du 20 de chaque mois pour recevoir ma retraite et rencontrer quelques amis que je vois une seul fois par mois, lors du virement de notre retraite», déclare un vieux retraité s’exprimant péniblement, rencontré devant la poste de la ville de l’Arbaa, à l’est du chef-lieu de la wilaya.

Ces seniors peuvent-ils espérer des jours meilleurs après une longue et pénible vie de labeur ? Il leur manque des espaces verts, des jardins publics ainsi que des prestations médicales à domicile. Les nouveaux élus des communes et de l’APW vont-ils être à l’écoute de leurs doléances.

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