BLIDA : La ghettoïsation menace les nouvelles cités de Safsaf – Le Jeune Indépendant
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Nationale

BLIDA : La ghettoïsation menace les nouvelles cités de Safsaf

BLIDA : La ghettoïsation menace les nouvelles cités de Safsaf

Quand les structures d’accompagnement viennent à manquer dans de nouvelles cités d’habitation, l’impact, dans le sens négatif bien sûr, est immédiat sur le cadre de vie de ses locataires.

La plupart des cités distribuées depuis des mois à Safsaf et à Sidi Serhane, sise dans la commune de Bouinan, n’échappe malheureusement pas à ce constat. Outre l’insalubrité publique qui caractérise désormais les lieux, probablement pour des raisons techniques comme l’insuffisance de rotations dans la collecte des ordures ménagères mais aussi une certaine forme d’absence de civisme et d’engagement des quelques résidents concernant l’entretien de leur cité, s’associe un manque d’infrastructures dites d’accompagnement, censées y apporter un certain agrément dans la vie de tous les jours. 

Il s’agit, dans le cas de cette cité, d’infrastructures de base essentielles, voire vitales, que sont généralement le bureau de poste, les espaces verts, les aires de détente ou de loisirs pour enfants et, éventuellement, une mosquée et un centre de police. Un cadre de vie à la limite du confortable, ou plutôt décent, ne peut être produit sans ces structures qui, globalement, ont pour rôle d’alléger les contraintes au quotidien des parents et des familles mais aussi de permettre un meilleur contrôle sur le cheminement, des enfants en particulier, de l’école vers le foyer parental, leur sécurité et leur éloignement des vices auxquels ils peuvent être exposés faute d’espaces culturels ou de loisirs pouvant les occuper. 

La vie nocturne dans cette cité, elle aussi, n’offre pas toutes les assurances en matière de sécurité, non seulement en raison des risques d’insécurité encourus, car l’oisiveté et le désœuvrement y sont légion chez les jeunes, mais également en raison de la prolifération des chiens errants et autres rongeurs, qui semblent s’y être installés pour longtemps. Le soir tombé, les estomacs se nouent et l’angoisse s’installe. 

Peu de pères de famille prennent le risque de s’aventurer dehors, quelle que soit la raison qui les anime. Dans ces cités, on préfère se cloîtrer très vite, dès les premières heures de la tombée du jour, pour se mettre à l’abri de toute mauvaise surprise. 

Et pour mieux planter le décor, vient se greffer à ce mal-vivre, le risque sur la santé publique que laisse planer l’absence d’entretien des caves d’immeubles noyées par les eaux d’égouts et celles pluviales. Les eaux stagnantes des caves, devenant ainsi putrides, forment de véritables mares pour tous types d’insectes. De réalisation récente, les cités de Safsaf et autres vivent déjà les affres d’une cité vieille de 100 ans. 

A ce rythme, leur ghettoïsation ne saurait tarder, à moins d’une prise en charge imminente. La charge revient aux responsables mandatés par le peuple mais aussi à ceux de l’administration car il y va de l’avenir de toute une génération juvénile en quête d’un semblant de confort, légitime, faut-il le préciser.

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