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Culture

Biennale africaine de la photographie : Fierté à Bamako

Biennale africaine de la photographie : Fierté à Bamako

Accessible jusqu’au mercredi 31 janvier 2018, la onzième édition de la Biennale africaine de la photographie à Bamako compte la participation de quarante artistes du continent africaine et d’Europe dont trois Algériens.

Ouvertes samedi dernier, les Rencontres de Bamako au Mali, Biennale africaine de la photographie, célèbrent cette année la Fierté de l’Afrique.

Quarante artistes et collectifs africains, photographes ou vidéastes, seront choisis parmi plus de 300 candidatures. Ils seront mis à l’honneur au Musée national du Mali lors de l’exposition panafricaine à laquelle participent Fethi Sahraoui, Youcef Krache d’Algérie et Neil Beloufa (France-Algérie).

Ces exposants sont appelés à s’interroger sur les transformations du monde contemporain et les nouveaux développements possibles pour le continent africain dont ils sont les acteurs et les témoins.

Leurs approches et leurs langages visuels font émerger des récits alternatifs sur l’Afrique qui tissent de nouveaux liens avec le passé, éclairent le présent et ouvrent d’autres perspectives pour le futur.

Cinq autres expositions distinctes sont proposées, elles sont articulées autour des thèmes de l’exposition panafricaine, au Musée du District, à la Galerie Médina, à l’Institut français de Bamako et au Parc national.

La vie selon James Barnor présentera le travail pionnier de ce photographe ghanéen né en 1929. Independence Remixed explorera l’histoire de la musique des indépendances à nos jours.

Les expositions Afrofuturism : les transhumains conçoivent une nouvelle vision pour l’Afrique et La Part de l’autre est inhérente à des questions de l’altérité au présent et au futur.

Pour la première fois, Bamako accueillera également une sélection d’œuvres de la Walther Collection, l’une des collections particulières de photographies les plus importantes au monde sur les espaces déconstruits et les mémoires sondées.

Lors de la cérémonie d’ouverture de cette édition, la commissaire Marie-Ann Yemsi a expliqué que le titre Afrotopia de l’exposition est une référence à l’essai publié en 2016 par l’intellectuel sénégalais Felwine Sarr, pour exalter la créativité du continent, appelé à inventer lui-même son avenir.

Elle se veut « un manifeste de transformation de cette Afrique, d’une Afrique qui est fière d’elle-même, qui lève la tête et qui réalise que les outils sont sur le continent et que ce continent a quelque chose à dire au monde », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Pour le Malien Idrissa Maïga qui participe pour la deuxième fois à cette Biennale, « c’est un espace important pour nous jeunes photographes.

Cet espace nous permet de nous frotter aux photographes plus expérimentés que nous ». Fondée en 1994 et co-produites par le ministère de la Culture du Mali et l’Institut français, cette Biennale constitue un Pont des arts entre la France et l’Afrique.

Après Bamako, cette présente édition sera présentée en avril 2018 aux Pays-Bas dans le cadre d’un partenariat avec le Musée des Cultures du Monde.

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