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Nationale

Bensalah…Bélaïz…Bédoui… dégagez !

Bensalah…Bélaïz…Bédoui… dégagez !


Ni Bensalah, ni Bélaïz, ni Bédoui.
Ces trois « B », comme ils sont désormais qualifiés par le mouvement populaire, doivent partir. On ne veut ni du président du Sénat, ni du président du Conseil constitutionnel, ni du Premier ministre. Les centaines de milliers d’Algériens qui ont manifesté ce vendredi à Alger, à l’instar de leurs compatriotes des 48 wilayas, se disent déterminés à ne laisser aucune trace du régime de Bouteflika. Le message est destiné au chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah. « On ne peut pas aller vers le bien en confiant le gouvernail du navire Algérie aux ‘’3 B’’. Pensez-vous vraiment que ces gens-là mèneront le pays vers le bien ? Non, qu’ils partent.
Dans l’immédiat », déclare un manifestant rencontré aux abords de la Grande Poste, le cœur d’Alger et symbole, depuis le 22 février, de la contestation. Plus près, une jeune fille brandit une pancarte où l’on pouvait lire : « Pour l’application de l’article 7 de la Constitution (pouvoir au peuple). Bensalah, Bélaïz, Bédoui, dégagez ! ». A souligner que selon la Constitution, et suite à la démission de Bouteflika, la règle veut que l’on aille à l’application de l’article 102, l’intérim du chef de l’Etat devant être assuré par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah. Cet état de fait, répondant certes à la Loi fondamentale, est rejeté sine die par le peuple. Bensalah étant perçu comme un proche de l’ancien Président et de son entourage, abstraction faite de son état d’ex-sujet du roi du Maroc. On ne veut pas non plus de Bédoui et de son gouvernement, « dans la mesure où l’ex-ministre de l’Intérieur est impliqué comme responsable N° 1 de la fraude », scandait le « hirak ». Et de rappeler que « c’est Bédoui qui a intimé l’ordre aux wilayas et communes de réunir le maximum de signatures pour la candidature Bouteflika ». « C’est Bédoui aussi qui a enjoint aux autorités locales de mettre des bâtons dans les roues aux autres candidats à l’élection présidentielle », souligne-t-on. Des banderoles géantes suggèrent au chef de l’ANP de faciliter l’application des articles 7 et 8. Lors de la dernière réunion élargie de l’état-major, Gaïd Salah avait pris l’engagement de se mettre du côté du peuple. Non seulement le 102, promettait le patron de l’armée, mais les articles 7 et 8 seront pris en considération. « Il est établi aujourd’hui que l’ANP est du côté du peuple. Gaid Salah a pris de courageuses mesures, mais cela reste insuffisant. Que le chef d’état-major, l’unique garant de la stabilité actuellement, fasse le reste du travail, et il aura tout notre respect et notre considération », estime un père de famille, accompagné de son épouse et de ses trois enfants. Mis à part Bédoui, né en 1959 à Ain Taya, près d’Alger, les deux autres « B » sont originaires de Tlemcen, comme l’écrasante majorité des décideurs sous Bouteflika.
 

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