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Nationale

Bensalah va annoncer la date de la présidentielle

Bensalah va annoncer la date de la présidentielle

Après deux reports successifs, aucune autre date pour la prochaine élection présidentielle n’a été fixée pour l’instant. Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a reçu ce mercredi le Premier ministre Noureddine Bedoui, avec lequel il a examiné « les procédures à prendre concernant l’organisation du dialogue politique, et les mécanismes de relance du processus électoral », a indiqué un communiqué de la Présidence de la République : « Le chef de l’Etat a reçu, mercredi 19 juin 2019, au siège de la présidence de la République, le Premier ministre Noureddine Bedoui, dans le cadre de son suivi continu de l’action du gouvernement », a précisé la même source.

Lors de cette rencontre, le Premier ministre a présenté un exposé détaillé sur la situation socioéconomique du pays, en procédant à une évaluation globale de la situation politique, outre les procédures à prendre concernant l’organisation du dialogue politique et les conditions et mécanismes devant accompagner la relance du processus électoral. Selon le chef de l’État, la prochaine présidentielle aura lieu dans le prolongement de la Conférence nationale inclusive et indépendante. C’est elle qui fixera la date de la prochaine présidentielle. L’entité devra s’efforcer de compléter son mandat avant la fin de l’année 2019, promet vaguement le chef de l’Etat. En attendant, il continuera donc à assumer ses fonctions. L’organisme supervisera la transition. La conférence sera « représentative de la société algérienne, s’est engagé le chef de l’État. L’élection présidentielle a été reportée par deux fois cette année, la première celle du 18 avril et la seconde celle du 4 juillet. Le Conseil constitutionnel a estimé qu’il est impossible d’organiser le scrutin le 4 juillet comme prévu, faute de candidats.

Il a rejeté les dossiers de deux illustres inconnus-Hamid Touahri, ingénieur en mécanique, et Abdelhakim Hamadi, vétérinaire-, déposés à la dernière minute, d’où « l’impossibilité de tenir l’élection du président de la République le 4 juillet 2019. Il demande aussi « la réorganisation de celle-ci. C’est la seconde fois que ce scrutin est annulé en Algérie en quelques mois. Bouteflika avait été contraint, sous la pression populaire, de renoncer au vote prévu pour le 18 avril et pour lequel il était candidat à un cinquième mandat. Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah,voulait à tout prix la tenue de ces élections dans le respect de la procédure constitutionnelle. Une option contestée avec vigueur par le mouvement populaire entamé le 22 février. La classe politique exige une transition démocratique suffisamment longue et récuse une élection qui serait, selon elle, un simple « retour » du régime décrié. Les manifestants, qui sortent massivement chaque vendredi dans les villes du pays pour réclamer la fin de tout le « système », refusent la tenue d’élections sous la supervision du chef de l’Etat Abdelkader Bensalah et du chef du gouvernement Noureddine Bedoui. Ces deux hommes sont totalement discrédités aux yeux de la majorité des citoyens qui les désignent comme des membres de la « issaba » au pouvoir. Le Conseil constitutionnel laisse entrevoir que l’intérim d’Abdelkader Bensalah, qui

expire normalement le 7 juillet, pourrait être prolongé jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle. En appelant à la réunion des « conditions adéquates pour l’organisation de cette élection dans la transparence et la neutralité en vue de préserver les institutions constitutionnelles qui concourent à la réalisation des aspirations du peuple souverain », le Conseil constitutionnel souligne qu’« il revient au chef de l’Etat de convoquer de nouveau le corps électoral et de parachever le processus électoral jusqu’à l’élection du président de la République et la prestation du serment constitutionnel ».

Et si le chef d’état-major a bien appelé récemment à un « dialogue sérieux », son intention reste d’organiser l’élection présidentielle rapidement, sans passer par une période de transition : « On parle beaucoup de l’importance de trouver une solution consensuelle entre les dispositions de la Constitution et les revendications populaires. Croient-ils qu’il existe une contradiction ou bien un écart entre ce à quoi tendent les dispositions de la Constitution dans leurs véritables dimensions et ce à quoi appelle le peuple algérien dans ses marches successives », a relevé le chef d’état-major de l’ANP qui n’a pas abordé la question de l’élection présidentielle, laissant le soin au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, d’annoncer dans les jours à venir la date de la tenue du scrutin et de convoquer dans la foulée le corps électoral.

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