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Nationale

Bensalah recadre Saâdani et Ould Khelifa

Bensalah recadre Saâdani et Ould Khelifa

Des signes qui ne trompent pas. La confusion est dans le camp de ceux qui veulent changer la Constitution pour pérenniser un système et profiter eux aussi d’assouvir leurs appétits égoïstes.

C’est une véritable cacophonie et une confusion générale qui se sont installées en haut lieu au sujet de la prochaine révision de la constitution et de sa date de promulgation. Alors qu’hier, le camp présidentiel présentait des gages de stabilité et d’harmonie. Chacun a désormais l’œil rivé sur le calendrier tout en s’interrogeant sur des lendemains pas toujours certains.

Difficile de cerner la pensée du chef de l’Etat qui ne pipe mot sur le contenu du projet et sur sa perception en rapport avec les réformes, laissant ainsi ses communicateurs deviser là-dessus. L’ambiguïté de leur discours et leur attitude de plus en plus embarrassante sont symptomatiques d’une rupture de confiance. Sans plus.

Les sons discordants entendus sur la problématique de la révision constitutionnelle laissent entrevoir des fissures dans l’édifice de la majorité présidentielle déjà laminée par la guerre des clans. Alors que les dés étaient jetés pour fédérer toutes les forces autour de l’objectif ultime qu’était de donner un coup de fraîcheur à une Constitution devenue anachronique, le FLN, tout autant que le RND qui observe une certaine distance, se livrent à distance une bataille d’influence.

À tout prendre, il y a lieu de considérer que la guerre des tranchées à laquelle se livrent les leaders de la majorité présidentielle sur fond des coups bas et d’intrigues a un revers : la fragilisation de l’autorité morale. Là où les uns se préoccupent de conserver leurs positions, les autres voient les lendemains. De quoi donner matière à réflexion.

Bensalah vs Saâdani et le FLN

Le SG du RND, Abdelkader Bensalah, a évoqué, hier à Médéa, la possibilité d’un examen devant le Parlement de la mouture finale du projet de révision de la Constitution : « Des indices en notre possession plaident en faveur de la soumission de la mouture de la nouvelle loi fondamentale du pays au débat devant le Parlement », a-t-il révélé selon l’APS.

Selon lui, si cette option venait à être retenue, « cela conforterait la volonté des hautes autorités du pays à associer l’ensemble des partenaires politiques dans l’élaboration de cette constitution », a-t-il ajouté. Il a, en outre, exprimé son souhait de voir la mouture finale de ce projet « programmé pour un débat au sein du Parlement afin de mettre un terme aux supputations et aux pressions émanant de certains milieux politiques qui veulent imposer leurs idées ».

Le SG du RND a indiqué qu’il était « prématuré » de se prononcer sur le contenu de la nouvelle constitution, car, a-t-il expliqué, « tout ce qui a été rapporté dans les médias à propos de ce projet n’est qu’une simple tentative de discréditer le travail accompli, dans ce sens, par l’instance en charge de la rédaction de la nouvelle mouture ».

Il a, par ailleurs, assuré qu’aucune formation politique « n’a été destinataire d’une quelconque copie relative à ce projet ». Allusion au SG du parti FLN, Amar Saâdani qui avançait un probable report de la révision de la constitution sur les colonnes d’un site électronique : « Très probablement, l’échéance sera retardée à cause de l’opposition », dit-il. 

Depuis quelques semaines, le projet de révision de la Constitution déchaîne les passions aussi bien au sein de la classe politique que dans d’autres milieux. Bien qu’étant une initiative de l’Exécutif pour corriger quelques imperfections de la loi fondamentale du pays, les partis, toutes tendances confondues n’hésitent pas, depuis quelques temps à manifester leurs inquiétudes par rapport à un certain nombre de craintes et conditions sans lesquelles, cette révision ne saurait être consensuelle.

La question de la modification de la constitution divise les partis de la majorité qui se lance des piques dans les médias. Une grande confusion s’est installée dans le camp de la majorité présidentielle.

Celle-ci qui accusait en longueur des journées la classe politique de l’opposition d’évoluer toujours en ordre dispersé, et d’avoir des points de vue divergents même sur d’importantes questions qui engagent la nation, se distingue aujourd’hui par des contradictions graves, au point de craindre une implosion.

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