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Nationale

Bensaada tire à boulets rouges contre Boukrouh

Bensaada tire à boulets rouges contre Boukrouh

L’universitaire et chercheur algérien, Ahmed Bensaâda, accuse l’ancien ministre et homme politique, Noureddine Boukrouh de vouloir réhabiliter les mouvements Rachad et le MAK à travers un récent réquisitoire contre le président Abdelmadjid Tebboune.

« Voici donc un ancien ministre du président Bouteflika (de 1999 à 2005) qui, faisant fi de toutes les règles de la déontologie et de la bienséance, traite l’actuel président Algérien, M. Abdelmadjid Tebboune, de « fou » », a déploré M. Bensaâda dans une contribution publiée ce dimanche 20 février sur son sitweb.

« Et ce n’est pas tout, il l’interpelle avec son nom comme un vulgaire charretier, sans aucune marque de déférence, ni à la personne, ni à sa fonction », constate l’universitaire établi au Canada.
« Si ce monsieur, qui a été ministre de la république pendant de nombreuses années n’a pas appris les règles élémentaires du débat politique, pourquoi donc s’offusquer des idioties débitées à travers le cyberespace par les saltimbanques du Hirak? Avec ce piètre pamphlet, Boukrouh les a tous battus, à plate couture. Un vrai record de la bêtise pour quelqu’un qui se prétend héritier de Bennabi! », souligne M. Bensaâda qui qualifie l’ancien leader du Parti du renouveau algérien (PRA) de « goujat ».

L’auteur de « Qui sont les ténors autoproclamés du hirak ? », sortis en 2020, estime que « Boukrouh n’a pas juste une dent contre le président Abdelmadjid Tebboune, mais un dentier complet! » lorsqu’il s’est servi du taux de participation lors des législatives du 12 juin comme raccourci pour s’en prendre à Tebboune. « Pour quelqu’un qui était chef de parti, même lilliputien, donner une telle signification au taux d’abstention est soit de l’ignorance crasse, soit de la mauvaise foi ».

Pour Bensaâda, l’ancien ministre du commerce sous Bouteflika « tente de réhabiliter certains groupes du Hirak (MAK et Rachad) qui ont été classés organisations terroristes » lorsqu’il a écrit : « Maintenant il signe à tour de bras des ordonnances rendant ‎passible de poursuites judiciaires pour terrorisme toute contestation de ses errements ».
Bensaâda rétorque à l’ancien disciple de Malek Bennabi en lui rappelant que « le Ministère de la Défense Nationale (MDN) a produit des documentaires où ces deux organisations étaient aussi clairement identifiées comment telles. »

Dans son brulot contre le contradicteur du président, Bensaâda bat le rappel de l’écrivain et ancien journaliste Ali El Hadj Tahar qui a souligné que dans une récente analyse que « Boukrouh va, lui aussi, dans le sens rassembleur du Hirak post-Bouteflika, pareillement à Addi (NDLR: le sociologue Houari Addi)  et d’autres leaders autoproclamés qui acceptent de défiler main dans la main avec le MAK et les anciens tueurs du parti dissous ».

« Ali El Hadj Tahar constatait que l’ex-ministre faisait « plus de la prose que de l’analyse politique », fait-il observer faisant noter que le même écrivain a relevé qu’ « on ne l’a jamais entendu critiquer Boutef depuis sa sortie du gouvernement en 2005. Boutef est honni par la majorité écrasante des Algériens, sauf par Boukrouh, qui a une dent contre Tebboune. Il ne donne pas un seul petit bon point au président actuel et n’assène même pas une petite chiquenaude au président déchu ».

La violente diatribe de Bouhrouh contre le président est motivée, selon Bensaâda, par ses velléités de mise en place d’une « phase de transition » à laquelle ont souscrit les leaders autoproclamés du Hirak, les islamawistes offshore, les séparatistes du MAK et les ONGistes « démocrates » .

Dans cette même veine, Bensaâda interpelle Boukrouh sur son bilan à la tête du commerce notamment son échec dans le dossier de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur le dossier. « Et puisqu’il critique l’action des autres, peut-il nous dire quelles ont été ses réalisations comme ministre sous la issaba? Qu’a-t-il donc fait pour mériter son salaire et sa généreuse pension actuelle? », s’est-il interrogé.

Et de conclure :« n’a-t-il pas contribué comme ministre à la situation chaotique et déplorable qui a été dénoncée par le Hirak? N’est-il pas un des acteurs, avec nombre de ses acolytes, du pourrissement de la vie socioéconomique contre lequel le peuple algérien s’est soulevé un certain 22 février 2019? Ce peuple courageux qui a été méprisablement traité de « ghachi » (vile populace) par ce même personnage et qui vient aujourd’hui, avec ses gros sabots, nous dire ce que veut le « peuple ».

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