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Nationale

Benkhalfa: «Le PLF 2019 ne prévoit aucun changement pour l’économie»

Benkhalfa: «Le PLF 2019 ne prévoit aucun changement pour l’économie»

Abderahmane Benkhalfa, ancien ministre des Finances et expert en économie, semble ne pas être convaincu par le projet de loi de finance 2019 adopté par le Conseil des ministres la semaine passée. Il estime que d’un point de vue économique, « il n’y a aucun signal pour la transformation de l’économie ».

S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, M. Benkhalfa estime qu’avec le projet de loi de finance (PLF) 2019, « c’est toujours la dépense publique qui alimente la vie économique ». L’invité de la rédaction a indiqué que la feuille de route adoptée par le dernier Conseil des ministres est « acceptable ». Il a toutefois averti sur le risque de revenir à la situation de 2014. « Ce qu’il faut dire, a-t-il expliqué, c’est que ce budget, qui ne prévoit pas d’autres rentrées nouvelles en dehors des rentrées fiscales, nous fait revenir à la dépendance ». Si l’ex-ministre se dit satisfait, en tant que citoyen, de cette loi de finance qui, notons-le, ne prévoit pas de nouvelles taxes et projette le maintien des transferts sociaux, voire leur renforcement, il ne cache pas son « stress » en tant qu’« acteur économique ». « Sur le plan des signaux économiques, de l’aménagement, de l’environnement économique et des ajustements structurels, nous restons, en tant qu’acteurs économiques, sur notre faim », a-t-il fait savoir.

Outre les citoyens, qui afficheront leur satisfaction concernant ce PLF 2019 vu le maintien de leur pouvoir d’achat, les opérateurs économiques, eux aussi, accueilleront bien ce projet de loi du fait qu’il ne prévoit pas de changement dans le taux des impôts, et donc « ils n’auront pas de surprises de nature fiscale », a-t-il précisé. L’expert a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de maintenir l’équilibre entre les recettes et les dépenses. « Il ne faut pas dépenser plus que l’on gagne ! », a-t-il recommandé. Il se dit alerté par le train des dépenses, principalement pour ce qui est du logement et de la santé. L’intervenant a également évoqué la dynamique économique qui, selon lui, s’adosse principalement sur les revenus pétroliers et le budget. « Ces deux éléments n’assurent pas une pérennité économique, ils sont conjoncturels », a-t-il signalé. Sur le volet investissement, l’ex-ministre des Finances a relevé un manque d’investissements économiques qui sont, a-t-il observé, concentrés sur l’Etat.

Concernant les investissements étrangers, M. Benkhalfa a signalé que « l’attractivité de l’économie du pays est faible ». Pour changer la donne, il faudrait attirer des investissements étrangers en plus d’assurer une stabilité sur la règle 49/51, la fiscalité, et le régime de change devrait, lui aussi, changer, a-t-il conclu

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