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Nationale

Benkhalfa : « L’abandon de subvention n’est pas à l’ordre du jour »

Benkhalfa : « L’abandon de subvention n’est pas à l’ordre du jour »

Le ministre des Finances Abderrahmane  a démenti hier les informations faisant état de la mise en place dès l’année prochaine d’un système de rationnement du carburant : « Le gouvernement n’envisage pas, actuellement, d’abandonner ou de réviser la politique de subvention des carburants, mais il compte sur l’implication des consommateurs à préserver ce produit énergétique, a-t-il dit hier, dans un entretien accordé à l’APS. « Pour le moment, (l’abandon des subventions de carburant) n’est pas à l’ordre du jour », assure le ministre, tout en estimant que malgré la chute des prix du pétrole, l’Algérie a les moyens pour faire face à ce choc. Nous allons continuer à dépenser mais nous devons veiller à gaspiller moins (…). Nous devons arrêter de gaspiller tous ces produits et ressources qui sont soutenus par l’Etat : sucre, huile, farine, électricité et carburant », insiste-t-il. Pour le ministre, si tous les Algériens s’inscrivent dans cette logique, « l’Etat va économiser des ressources importantes dans son budget qui est déjà alourdi par les transferts sociaux ». Il explique qu’en dépit de la dégringolade des cours du brut, l’Algérie dispose encore d’une marge de manœuvre pour faire face à cette situation et qu’elle n’est pas au stade d’adopter une politique d’austérité ou d’arrêter les subventions. Cette situation résulte en particulier, selon lui, de la démarche du gouvernement ayant abouti au payement anticipé de la dette extérieure et à la constitution d’une épargne conséquente : « Nous avons pris des mesures d’ajustement budgétaire et de rationalisation des dépenses publiques. En plus de cela, nous allons mobiliser les ressources qui sont actuellement en dehors des banques » pour booster la dynamique du développement économique en faisant allusion à la mesure introduite par la loi de finances complémentaire 2015 visant à inciter les détenteurs de capitaux informels à déposer volontairement leurs fonds dans la sphère bancaire, contre le paiement d’une taxe forfaitaire de 7%. « La politique sociale de l’Algérie est, pour le moment, maintenue grâce à la politique anticipatrice du gouvernement », explique le ministre. Néanmoins, avise-t-il, « les Algériens doivent apprendre à ne pas gaspiller afin de préserver ces acquis et d’optimiser les ressources de l’Etat ».

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