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Nationale

Benkhalfa : «C’est un mode de financement parmi tant d’autres»

Benkhalfa : «C’est un mode de financement parmi tant d’autres»

Lancé depuis trois semaines pour combler le déficit budgétaire engendré par l’effondrement du prix du pétrole, l’emprunt obligataire pour la croissance économique n’a pas drainé grand monde. Le PDG du Crédit populaire d’Algérie, Omar Boudieb, a déclaré hier que le montant levé par sa banque s’est élevé à de seulement 19 milliards de dinars.

S’exprimant en marge d’une conférence de presse animée conjointement par le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, et le ministre délégué au Budget et à la Prospective, Hadji Baba Ammi, sur « l’intérêt » de cet emprunt sur la croissance économique du pays, le PDG du CPA prévoit pour sa banque un montant de 40 milliards de dinars au maximum d’ici à la fin du mois, en précisant qu’il y a en moyenne 2 milliards de dinars levés par jour.

« Parmi les souscripteurs, il y a des particuliers mais nous comptons énormément sur les entreprises publiques et privées, car beaucoup d’entre elles nous ont fait la promesse de participer à cette opération pour financer la croissance économique du pays », a-t-il souligné.

Le ministre des Finances, qui s’est abstenu d’avancer un chiffre global sur les montants levés depuis le début de l’opération, a répété à maintes reprises que l’argent amassé renforcera le budget d’investissement et d’équipements et non le budget de fonctionnement, lequel est couvert à plus de 120% par la fiscalité ordinaire et pétrolière.

Pour convaincre davantage l’opinion publique sur ce mode de financement, Benkhalfa a affirmé qu’il s’git d’un emprunt parmi tant d’autres. « Nous avons un stock de 7 500 milliards de dinars dans les banques avec des taux d’intérêt bonifiés et non bonifiés. Une véritable industrie de placement d’argent.

Alors pourquoi tout ce tapage lorsqu’il s’agit de l’emprunt obligataire ? », a-t-il lancé à l’adresse des journalistes, en poursuivant que le niveau de croissance du pays est « important » et que cet emprunt est important pour alimenter cette croissance. « Nous avons les moyens de rebondir, ils sont dans le pragmatisme et l’opérationnel », a-t-il insisté.

Concernant la contestation de ce mode de financement, notamment par certains analystes qui y voient un moyen légal de blanchir l’argent sale, notamment l’argent qui circule dans le circuit informel, le ministre a simplement affirmé que les souscripteurs sont identifiés. Pour sa part, le ministre délégué au Budget et à la Prospective s’est exprimé sur l’éventuel recours de l’Algérie à l’endettement extérieur, en assurant que la dette « n’est pas une tare en soi », sauf si elle n’est pas maîtrisée.

« On veut rester dans un niveau d’endettement acceptable et soutenable car derrière cet endettement il y a des milliers d’entreprises qui continuent de fonctionner », a-t-il argué. Il a toutefois affirmé la détermination de l’Etat à rétrécir les dépenses d’une manière progressive, sans pour autant créer un choc brutal pour l’économie nationale. 

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