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Nationale

Benharrats plaide pour une consommation rationnelle des énergies fossiles

Benharrats plaide pour une consommation rationnelle des énergies fossiles

La rationalisation de la consommation d’énergie figure parmi les défis cruciaux des autorités publiques.
L’appel de la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Nassira Benharrats à « l’impératif de mettre fin à la consommation irrationnelle des ressources énergétiques fossiles » en dit long sur le gaspillage constaté en la matière et le danger qui en découle.

A l’occasion de la célébration du mois de l’environnement, Mme Benharrats a lancé un appel aux industriels, entreprises, associations et aux citoyens en général, dans lequel elle a affirmé qu’il est urgent de changer les comportements en faveur d’une consommation plus rationnelle.
« Il est temps de mettre fin à la consommation irrationnelle des ressources énergétiques fossiles, de respecter la nature, de préserver les écosystèmes terrestres et marins de façon à assurer la sécurité alimentaire et énergétique aux générations futures et à garantir un cadre de vie paisible », indique, ce lundi, le communiqué du ministère de l’environnement.
Elle a rappelé, à ce titre, les efforts de l’Algérie en matière de préservation de l’environnement dans le cadre de ses engagements internationaux.
L’Algérie a « franchi de grands pas dans ce domaine notamment en ce qui concerne l’extension des espaces verts et des domaines protégés et classés, et ce en vue de s’orienter vers une économie circulaire amie de l’environnement », a-t-elle précisé.
La ministre a évoqué l’adoption par l’Algérie de la stratégie et du plan d’action nationaux dans le domaine de l’environnement à l’horizon 2030, portant 21 objectifs et 113 actions.
Elle a, à ce propos, mis l’accent sur l’investissement dans les écosystèmes naturels, la valorisation des filières de la biodiversité créatrices d’emplois pérennes et génératrices de revenus pour les populations locales.
Elle a également évoqué l’objectif 12 qui prévoit la préservation de 50 % des terres, représentant 44% de la superficie globale de l’Algérie et atteindre 5 % des espaces marins et zones côtières.
Concernant le Plan national Climat, la ministre a souligné qu’il compte plusieurs activités et mesures pour faire face aux changements climatiques, à l’instar de la réduction des émissions de gaz, l’accompagnement et la gouvernance.
Pour ce qui est des efforts de l’Algérie dans le domaine écologique, Mme Benharrats a rappelé la loi 07-06 relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts. L’Algérie est passée de 2 millions de m² en 2007 à 224 millions de m² en 2017, fait –elle constater.
Par ailleurs, la première responsable du secteur a rappelé le plan d’action de son département ministériel, adopté récemment dans le cadre du plan d’action du Gouvernement, expliquant qu’il est centré sur trois axes essentiels. Il s’agit de la transition écologique ; c’est à dire le passage vers l’économie circulaire, l’économie verte orientée vers les technologies vertes et la gestion intégrée des régions sahariennes et enclavées et la protection et la valorisation de toutes les richesses et ressources du Sud.
Le deuxième axe relatif à la transition socio-environnementale comprend la réalisation de la croissance verte à travers la citoyenneté environnementale et l’écotourisme saharien ainsi que l’implication de la société civile.
Concernant le troisième axe portant sur la transition énergétique, il comprend l’intégration graduelle des énergies renouvelables et leur utilisation accrue dans les foyers et dans le développement agropastoral.
La ministre a mis en avant, dans ce sens, la biodiversité de l’Algérie, dont un total de 1.600 espèces végétales naturelles et agricoles, 1.000 plantes médicinales, 700 espèces végétales endémiques et 4.963 espèces animales.
Notons encore que des rencontres scientifiques et des ateliers de sensibilisation et de formation via visioconférence dans le domaine de la biodiversité et de la préservation de l’environnement ont été programmés à travers plusieurs wilayas du pays dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement coïncidant avec le 5 juin.
En tout cas, nombre d’observateurs estiment que le pays reste encore à mille lieues de la concrétisation de la transition énergétique, au vu du retard que connait la mise en place du programme de développement et de l’efficacité énergétique prévu à l’horizon 2030. Selon eux, il faudrait réaliser au moins 1000 MW/an avec l’implication du secteur privé, s’ajoute à cela la nécessité de développer un tissu de PME industriel, à même de pouvoir exploiter l’ensemble du potentiel solaire et éolien que recèle le pays.

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