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Nationale

Benflis plébiscité président

Benflis plébiscité président

Les délégués participant au congrès constitutif du parti Talaiou El-Houriyet ont plébiscité, avant-hier, Ali Benflis président de ce nouveau parti.

Benflis, ancien chef de gouvernement, directeur de campagne en 1999 du candidat Bouteflika, avant de se présenter candidat à la présidentielle de 2004 puis de 2014, a été plébiscité à l’unanimité par les congressistes. Parallèlement aux interventions des congressistes en plénière, les commissions installées dans la matinée s’attellent à examiner les projets des résolutions et des recommandations qui devront sanctionner les travaux de ce congrès constitutif qui s’est achevé hier.

A l’ouverture des travaux du congrès, Ali Benflisa fait savoir que son parti croit en « le règlement de la crise à laquelle est confrontée l’Algérie sans heurts et sans ruptures ».

Benflis a soutenu que le règlement de toutes les crises « est à portée de nos mains et n’exige que la sagesse, la lucidité et le courage des hommes de bonne volonté et par lesquels se construisent les grandes nations ».Estimant que le système politique est demeuré « décalé » par rapport aux « profondes transformations » de la société, et que celui-ci « n’est plus porteur d’un projet politique rassembleur », l’intervenant a par conséquent suggéré « un besoin de changement ».

L’ancien candidat à la présidentielle de 2014 a, en outre, souligné qu’un Etat de droit véritable est celui où la Constitution et les lois sont « respectées », les institutions « au service » des citoyens, la justice est « indépendante », l’administration est « impartiale », tous les citoyens sont « égaux devant la loi » et où « tout exercice d’une autorité est soumis au contrôle et à la reddition des comptes ». L’orateur a ajouté qu’en Algérie, le pluralisme politique « n’est entouré d’égards et encouragé que s’il est fait d’allégeance, de soumission et d’obéissance ».

« Il n’y a pas plus urgent pour le pays que la sortie de crise de régime qui affaiblit l’Etat, fragilise la cohésion de la nation et perturbe les équilibres les plus essentiels de notre société », a observé Benflis qui a remis en cause la gestion actuelle de l’économie nationale, basée, à ses yeux, sur la dépendance à une seule richesse et en encourageant la mentalité du « gain facile » et de la « corruption ».

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