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Nationale

Benflis parle d’une épuration politique pour crimes de non-allégeance

Benflis parle d’une épuration politique pour crimes de non-allégeance

Le leader du parti Talaiou El Houriet, Ali Benflis a tiré à boulets rouges contre les dernières décisions du président Abdelaziz Bouteflika. Pour celui qui estime qu’appartenir à l’opposition n’est pas chose aisée, il ne s’embarrasse pas trop de mots pour décrire une situation faite d’escalade et de mise au pas.

Il dénonce, chemin faisant cette stratégie dont sont victimes, selon lui, « de nobles enfants de ce pays, nourris du sens le plus élevé du patriotisme », acquis auprès de l’ALN et de l’ANP.

Dans la foulée, Benflis apporte son soutien aux véritables créateurs de richesses qui « sont l’objet de harcèlements divers, allusion faite à Issad Rebrab, le patron de Cevital, en maille avec le ministre de l’Industrie, Abdesslem Bouchouareb, alors que des clientèles rentières bénéficient de complaisances et de tolérances injustifiées et injustifiables de la part d’un régime politique dont le gaspillage, la déperdition des ressources rares et la corruption sont devenus des caractéristiques intrinsèques », dit-il.

Ali Benflis sort à nouveau son artillerie lourde pour frapper là où ça fait mal mais aussi pour assener les vérités que le commun des mortels est en droit de connaître surtout après les derniers bouleversements qu’a connus la sphère politico-militaire suite aux arrestations des deux généraux Hassan et Benhadid chacun pour des raisons diverses, ainsi qu’aux changements opérés au sein de l’appareil sécuritaire avec le départ de Toufik, l’ex-patron du DRS.

Le leader de Talaiou El-Houriet estime en effet que « l’escalade », que le régime politique en place semble avoir décidé a pour but de « faire taire toute opposition ou critique » à ses errements, ses dérives et ses défaillances de plus en plus graves.

Selon Benflis, cette escalade « constitue l’amorce d’une épuration politique pour crimes de non-allégeance et entre dans le cadre d’une stratégie d’intimidation et de terreur dont le régime a déjà menacé ses opposants par le passé et qu’il met à exécution aujourd’hui ».
Chacun aura compris que ces propos s’adressent tout particulièrement au président Bouteflika, lequel est le seul à décider des nominations et des limogeages des grands commis de l’Etat.

Le candidat à la dernière élection présidentielle, durant laquelle il a fait étalage de tout son ressenti par rapport à la situation générale du pays endosse malgré lui la fonction de porte-parole de l’opposition. Il est ainsi appelé aujourd’hui à parler des choses et des…personnes.

Et tout en assumant ces responsabilités de sonneur d’alarme et de défenseur des faibles, en usant de son droit de dénonciateur, il sonne la charge à un moment où toute la classe politique semble tétanisée, voire groggy, par les derniers limogeages dans l’appareil sécuritaire et l’emprisonnement de deux généraux, à la réputation établie.

Cette charge devra donner des ailes à une opposition politique, qui se limite actuellement à un Smig qui n’inquiète nullement les détenteurs du pouvoir. Est-elle à bout de souffle ? L’opposition, du moins la classe politique qui se réclame de cette tendance, fait profil bas.

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