-- -- -- / -- -- --
Nationale

Benflis favorable à l’élection présidentielle, Djaballah contre le panel

Benflis favorable à l’élection présidentielle, Djaballah contre le panel

Le président de Talaie El Hourriet, Ali Benflis a réitéré jeudi son appel pour la tenue d’une élection présidentielle dans un délai de six mois « au plus tard », alors qu’Abdallah Djaballah est contre le panel de dialogue national de sortie de crise.

L’ex-chef de gouvernement a indiqué sur sa page facebook que l’option de la présidentielle est le choix le « plus sûr » pour le pays et a, en même temps, manifesté son refus quant à la tenue de ce scrutin sous les auspices de l’administration acquise à l’ancien régime.

« Le pays n’a plus de président depuis 2012. En d’autres termes, nous sommes devant un vide au sommet de l’État depuis 7 ans. Alors, pour abréger nous pouvons organiser des élections présidentielles dans une période de 6 mois au plus tard. Je ne dis pas qu’il faut des élections suivant l’ancien modèle. Une élection présidentielle transparente, propre et fiable constitue l’issue la plus rapide pour faire face à la crise », a affirmé Ali Benflis.

Il a ajouté que « l’opinion publique sait pertinemment que cette administration est acquise à la corruption politique de l’ancien régime » et a suggéré aussi de revoir la loi électorale, notamment dans son volet relatif aux présidentielles, soit entre 50 et 55 articles.

Benflis propose la création d’une autorité nationale chargée de l’organisation des élections aidée de ses antennes locales, qui se substituera à l’administration dans l’organisation du scrutin : « C’est elle qui remplacera l’administration et organisera les élections. »

En élisant le président reconnu même par ses adversaires, « on va combler le vide au sommet de l’État », dit-il.

De son côté, le président du parti Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, parlant du panel, a expliqué que son objectif est d’« affaiblir le mouvement populaire ».

« Les prérogatives de la commission se limitent à deux points : l’instance indépendante chargée d’organiser les élections et la désignation de la date de l’élection présidentielle », a indiqué jeudi M. Djaballah à l’ouverture de la 2e université d’été de son parti à la maison des jeunes Rachid-Bounab, au centre-ville de Jijel.

Considérant que la commission du dialogue n’est pas la solution idoine à la crise et que l’objectif derrière sa création est d’affaiblir le mouvement populaire », M. Djaballah a ajouté que « les prérogatives de la commission se limitent à deux points : l’instance indépendante chargée d’organiser les élections et la désignation de la date de l’élection présidentielle ».

Il a soutenu que les revendications du peuple dépassaient de loin ces points pour atteindre, selon lui, « les revendications du départ du régime et la préservation de l’unité nationale ».

Selon M. Djaballah, la qualification du régime de despotique « doit être étendue aux dirigeants politiques partenaires du régime au cours des vingt années de règne », en plus « des lobbys financiers qui ont pillé le Trésor public ».

Il a cependant affirmé que son parti « n’adhère pas à l’appel à la désobéissance civile prônée par certaines parties ».

« Le FJD appuie la révolution pacifique et son civisme ainsi que les revendications légitimes », a déclaré M. Djaballah qui a plaidé pour l’application de l’article 7 de la Constitution stipulant que « Le peuple est source de tout pouvoir », estimant que « l’application de l’article 102 de la Constitution à elle seule ne peut faire sortir le pays de la crise qui le secoue ».

Affirmant que « la légitimité populaire annule toute autre légitimité », le président du FJD a relevé que « le peuple à travers son mouvement de protestation (Hirak) a exprimé son refus et sa non-reconnaissance de tous ceux qui représentent l’actuel régime ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email