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Nationale

Benflis chahuté à Baba Hassen : Menaces sur la campagne électorale ?

Benflis chahuté à Baba Hassen : Menaces sur la campagne électorale ?

Le mouvement de contestation populaire rejette l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre prochain. L’un des cinq candidats en lice, Ali Benflis, en a fait les frais hier en sortant d’un diner dans un restaurant à Baba Hassen dans le sud-ouest- d’Alger. Plusieurs se sont rassemblées à la sortie pour le conspuer ce qui donne un avant-gout sur ce que sera la campagne électorale lorsque les candidats feront face à l’épreuve du terrain. La future campagne électorale va se dérouler dans un environnement politique hostile et sous haute tension populaire.

Elle s’annonce ainsi risquée et difficile pour les cinq prétendants à la magistrature suprême. Accompagné de ses proches collaborateurs Ali Benflis, a essuyé une salve de reproches de la part des citoyens lui lançant notamment : « Klitou elbled ya sarakine » (vous avez pillé le pays espèces de voleurs). Benflis a tenté de dialoguer avec les citoyens en gardant le sourire, sans résultat. Ceux-ci furieux, ne l’ont pas laissé placer un mot. Constatant que c’était mission impossible, Benflis a dû regagner son véhicule sous les huées des manifestants.

Cette mésaventure va laisser sans doute avoir des effets sur lui et sur les autres candidats. Cette mésaventure peut aussi advenir aux autres candidats lors des meetings électoraux. Ils seront eux aussi soumis à une véritable pression populaire avec les risques de dérapages attendus, malgré les mesures de sécurité draconiennes qui vont être prises par les autorités. Les cinq candidats et plus particulièrement Tebboune, qui sera sans doute le plus ciblé d’entre eux, ne vont pas dormir tranquilles. Ils seront obligés de descendre dans l’arène et faire face à l’hostilité des citoyens lors des meetings électoraux.

Des débordements sont à craindre. La force publique sera obligée d’intervenir, avec les risques de débordements violents attendus. Cette menace contre les candidats, les responsables électoraux et les observateurs risque de réduire les choix des électeurs et de supprimer le vote. Cette violence peut avoir lieu n’importe quand lors de la campagne électorale. Les formes de violence électorale les plus fréquentes sont celles qui visent à empêcher les électeurs de participer au vote, à contraindre les électeurs à participer ou à modifier leur choix, à perturber le processus ou à faire annuler des votes dans certains endroits.

Mohamed Charfi, le président de l’ANIE, a indiqué que son autorité « s’engage à garantir une élection régulière et démocratique ». Il a annoncé la présentation, la semaine prochaine, d’un exposé détaillé sur le fichier électoral national, soulignant que « ce qui était considéré auparavant comme impossible est devenu aujourd’hui une réalité et un acquis pour l’Algérie ». Le président de l’ANIE a annoncé également l’élaboration d’une « charte d’éthique des pratiques électorales » qui sera signée par l’ANIE, les candidats et la presse avant le début de la campagne électorale.

Mais l’ANIE n’a pas pris en compte cet élément de violence. Il est de son devoir et de sa responsabilité de prévoir un plan sécurité pour les candidats en plus de celle offerte par l’Etat. Le gouvernement doit tout faire pour garantir la sécurité lors de

la campagne et le jour du scrutin. Les cinq candidats devraient sillonner le pays jusqu’à la fin de la campagne et en cas de second tour. Le coup d’envoi de la campagne électorale est prévu pour le 17 novembre prochain et durera vingt-et-un (21) jours.

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