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Nationale

Benbouzid rassure : pas de deuxième vague

Benbouzid rassure : pas de deuxième vague

La recrudescence des contaminations au coronavirus enregistrée ces derniers jours ne serait pas synonyme d’une deuxième vague tant appréhendée. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui appelle à la vigilance et au respect des mesures barrière. Si le confinement total est écarté, un reconfinement partiel peut bien être instauré dans une localité si un foyer venait à apparaître.

Pour Abderrahmane Benbouzid, qui s’est exprimé hier sur les ondes de la Chaîne3, il est trop tôt pour parler d’une deuxième vague de contaminations, d’autant que la courbe est en train d’évoluer en dents de scie, comme dans toute épidémie. « Il est trop tôt pour parler de deuxième vague. Si ça redescend, ce n’est pas une deuxième vague, si ça remonte encore et durablement, c’est une deuxième vague », a expliqué le ministre qui n’a cessé de lancer des appels à la population quant à l’importance du respect des mesures barrière. Selon lui, si l’on reste avec ce nombre de contaminations (plus ou moins200), la situation demeure « admissible pour les épidémiologistes ». Cela n’empêche pas, a-t-il souligné, d’attirer l’attention des citoyens sur le respect des mesures barrière. « Il faut rester prudent. Il faut préserver l’acquis, celui du pays qui a pu maintenir cet état », a-t-il précisé, regrettant le relâchement dans le respect des mesures de protection, notamment le port du masque. « J’ai été en visite dans une wilaya et il n’y avait aucun masque ! », a fait savoir M. Benbouzid, qui met en garde contre un relâchement irresponsable. S’il estime que le relâchement est naturel, il insiste sur le respect des mesures préventives tant que le virus circule toujours et que des clusters peuvent être développés.

Le confinement total n’est pas à l’ordre du jour, selon les affirmations du ministre, qui n’écarte pas son durcissement dans les localités les plus affectées. « Nous sommes déterminés à faire face. Mais ça ne veut pas dire que nous allons, de nouveau, confiner », a précisé le ministre, qui évoque toutefois la possibilité de l’instaurer à nouveau, localement, dans certaines wilayas conséquemment à la hausse des cas.  « Rien n’est écarté mais il ne faut pas susciter de nouveau la panique », a indiqué l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 qui affirme que « si la situation entraîne une reprise, les mesures sont là, on ne les annonce pas. Nous ne sommes pas dans une situation de dangerosité. Mais il est clair que si un foyer éclot quelque part et s’il y a risque de diffusion,  la région va être confinée ».

Interrogé sur la rentrée des classes prévue pour ce mercredi pour le cycle primaire, le ministre a affirmé qu’un ensemble de mesures ont été adoptées par les établissements scolaires en fonction du protocole sanitaire. Pour le ministre, les élèves doivent reprendre le chemin de l’école, et ce en réponse à ceux qui réclament un nouveau report de la rentrée scolaire. « Les enfants sont affectés psychologiquement et ils ont même perdu les réflexes d’élèves », a-t-il expliqué, soulignant la nécessaire cohabitation avec le virus. Sur la question de la réouverture des frontières, le premier responsable du secteur de la santé a affirmé encore une fois que le rôle du comité scientifique se limite à donner un rapport sur l’aspect sanitaire. Il a toutefois indiqué que cette décision dépendra de l’évolution de la pandémie dans le pays et ailleurs.

Le ministre, qui affirme qu’« en Algérie, nous dépistons suffisamment », contrairement à ce qui se dit ici et là,  rassure sur l’acquisition du vaccin. Il fait état d’un mécanisme, par le biais duquel 170 pays, dont l’Algérie, se sont associés pour choisir le meilleur vaccin parmi ceux mis au point par plusieurs laboratoires dans le monde.

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