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Culture

Ben M’hidi, ce héros salué par ses propres tortionnaires

Ben M’hidi, ce héros salué par ses propres tortionnaires

Le tournage du film sur la vie du martyr Ben M’hidi devait commencer il y a trois ans. Dès l’obtention de l’accord du ministère de la Culture pour le financement de ce film, le coup d’envoi du tournage du long-métrage retraçant la vie de ce héros de la guerre de libération nationale, Larbi Ben M’hidi, a été donné mercredi dernier, à la villa Sésini.

Le début du tournage a eu lieu en présence de la ministre de la Culture Nadia Labidi, du ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni, du ministre de la Communication Hamid Grine et de certaines personnalités historiques.

Larbi Ben M’hidi est le cadet d’une famille rurale aisée qui obtient à Batna son certificat d’études primaires et entame des études secondaires à Biskra. En 1939, il rejoint les rangs du PPA, le Parti du peuple algérien, fondé le 11 mars 1937 par Messali Hadj, en France, puis du MTLD, Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, qui était un parti nationaliste algérien fondé en 1946 à la suite de la dissolution du PPA.

Ben M’hidi est l’un des fondateurs du FLN, (Front de libération nationale), en 1954. Arrêté en 1957, il est torturé puis exécuté par l’armée française durant la bataille d’Alger.

Il est considéré comme un héros de la Révolution en Algérie. Après sa participation au congrès de la Soummam en 1956, il prend la tête de la zone autonome d’Alger pour organiser les premières opérations contre l’occupant français. Arrêté le 23 février 1957 par les soldats du général Massu, il est torturé puis assassiné dans la nuit du 3 au 4 Mars 1957, sur ordre du général Paul Aussaresses.

La fiction historique Ben M’hidi, dédiée à son parcours et réalisée par Bachir Derraïs, dont le scénario est écrit par Mourad Bourboune, qui s’est basé sur les différents témoignages des compagnons et de la famille du héros et « figure intellectuelle de la révolution », est adapté au cinéma par Abdelkrim Bahloul.

Il sera tourné à Biskra, Lakhdaria et Béchar, mais aussi dans des studios à Tunis. La production définitive est confiée à la société algérienne « Les films de la source ». Bachir Derraïs nous fait savoir que le ministère de la Culture participe à la production du film par le biais de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel aux côtés de la société de production « Manbaâ » qu’il dirige.

Pour le premier rôle, le réalisateur a choisi Khaled Benaïssa, plusieurs fois distingué et récemment primé aux journées cinématographiques de Carthage pour son interprétation dans le film « El Wahrani » (l’Oranais). D’autres jeunes talents qui ont déjà fait leurs preuves, tels Nabil Asli et Idir Benaibouche, ont été sélectionnés également. 

Quant aux décors, en partenariat avec des producteurs tunisiens, plusieurs reconstitutions d’époque sont en cours pour la description d’événements survenus à la Casbah d’Alger et à la villa Sésini. Avec un budget de près de 520 millions de dinars débloqués -à parts égales- par les producteurs, la réalisation du film devrait se poursuivre jusqu’à septembre prochain. 

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