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Nationale

BEM et bac 2026  : Saâdaoui exige le «zéro défaut»

BEM et bac 2026  :  Saâdaoui exige le «zéro défaut»
Mohamed Seghir Saâdaoui.

À l’approche des examens de fin d’année, le ton se durcit. Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, affiche une fermeté sans équivoque : aucune marge d’erreur n’est tolérée. Entre l’exigence d’une organisation irréprochable du BEM et du bac et les inquiétudes liées aux retards accusés par les infrastructures scolaires, le secteur est sommé de livrer des résultats sans délai.

A quelques semaines des examens de fin d’année, l’heure n’est plus aux bilans d’étape mais à la mobilisation générale. Présidant une conférence nationale par visioconférence, le ministre a réuni les cadres de l’administration centrale, le directeur de l’Office national des examens et concours, ainsi que les directeurs de l’éducation et leurs représentants. Un seul mot d’ordre ; l’irréprochabilité dans l’organisation des examens et une préparation optimale de la prochaine rentrée scolaire.

D’emblée, le ministre a tenu à replacer l’humain au cœur du système. Saluant l’engagement de la communauté éducative, il a rappelé la portée symbolique de la Journée du savoir (16 avril), plaidant pour une valorisation accrue de l’enseignant. Pour le ministre, l’école doit redevenir un espace de discipline et d’innovation pédagogique, loin des perturbations extérieures. A cet effet, il a insisté sur le rôle crucial des chefs d’établissement dans la régulation du climat scolaire et le suivi de proximité.

Abordant le premier axe, relatif aux examens nationaux session 2026, le ministre a rappelé que les épreuves du baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen (BEM) constituent une priorité absolue, nécessitant une préparation rigoureuse à tous les niveaux.

Il a exigé que cette session soit meilleure que les précédentes, notamment à travers la correction des insuffisances relevées par le passé. Parmi les mesures déjà engagées figure le remplacement de certains centres d’examen jugés inadaptés par des établissements répondant aux normes requises, ainsi que l’amélioration des équipements et des conditions d’accueil.

Le ministre a, également, insisté sur l’importance d’une coordination étroite et continue entre les directions de l’éducation et l’Office national des examens et concours, avec une remontée immédiate des informations liées aux préparatifs.

Les rapports présentés ont fait état d’une préparation avancée des centres d’examen, après des inspections de terrain ayant couvert l’ensemble des aspects organisationnels, allant de la propreté, la climatisation, jusqu’aux équipements et encadrement. Des réserves techniques ont été prises en charge et des centres vétustes remplacés, avec l’implication des commissions de suivi sous la supervision des walis.

Les téléphones dans le viseur

Parmi les points sensibles évoqués, la question de l’introduction des téléphones portables dans les centres d’examen a été abordée avec fermeté. Bien que ce phénomène soit en nette régression, le ministre l’a qualifié de menace majeure pour la crédibilité des examens. Il a ainsi ordonné un renforcement drastique des contrôles, notamment via l’utilisation de détecteurs de métaux, tout en responsabilisant l’ensemble des intervenants. Des campagnes de sensibilisation devront également être intensifiées auprès des candidats pour rappeler la gravité des sanctions encourues.

Souhaitant humaniser davantage l’organisation des examens, le ministre a instruit la mise en place d’espaces d’accueil aménagés à proximité des centres d’examen. Ces lieux permettront aux candidats de patienter entre les épreuves dans des conditions confortables, à l’abri des aléas climatiques.

Ces espaces devront être équipés et organisés de manière rigoureuse, sous la supervision des équipes éducatives, en coordination avec les autorités locales.

Le ministre a également insisté sur l’importance d’une approche participative impliquant plusieurs secteurs : intérieur, transports, santé, poste et télécommunications, affaires religieuses, jeunesse, commerce, communication et Gendarmerie nationale.

Cette coordination vise à assurer une prise en charge globale des candidats, incluant le transport, la restauration, la sécurité et, si nécessaire, l’hébergement, tout en garantissant un bon déroulement des examens.

Par ailleurs, une attention particulière sera accordée aux élèves hospitalisés, qui bénéficieront de centres d’examen aménagés au sein des établissements de santé afin de leur permettre de passer le BEM dans des conditions adaptées à leur état.

Le second axe de la réunion a porté sur le programme d’investissement du secteur. Selon les données présentées, 2 373 projets d’établissements éducatifs sont actuellement enregistrés à l’échelle nationale. Toutefois, une partie importante de ces projets n’a pas encore été lancée, tandis que d’autres avancent à des rythmes inégaux selon les wilayas.

Le programme spécial de 2025, qui prévoit la réalisation de 600 classes d’extension, 196 collèges et 70 lycées, accuse un retard notable. Les constats de terrain montrent que le taux de lancement reste inférieur aux attentes, ce qui suscite de vives inquiétudes.

Le ministre a averti que ces retards pourraient engendrer des conséquences organisationnelles et financières, mais aussi impacter directement les conditions de scolarisation, notamment en aggravant la surcharge des classes et en affectant la qualité pédagogique.

Plus préoccupant encore, le ministre a indiqué que certains projets non achevés pourraient être purement annulés, conformément à la législation en vigueur en matière de finances publiques.

Face à cette situation, il a appelé à un renforcement du suivi de terrain et à une coordination accrue entre les directions de l’éducation et les secteurs chargés de la réalisation des infrastructures, notamment le logement et les équipements publics. Des réunions périodiques devront être organisées sous la supervision des autorités locales afin de lever les obstacles et accélérer le rythme de réalisation.

En conclusion, le ministre a exigé la mise en place de rapports hebdomadaires actualisés sur l’état d’avancement des projets et la préparation des examens. Il a rappelé que les directeurs de l’éducation portent une responsabilité centrale dans la réussite de ces deux chantiers stratégiques.



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