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Nationale

Belmokhtar, important obstacle à Daech, éliminé

Belmokhtar, important obstacle à Daech, éliminé

La mort éventuelle du chef terroriste Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbés, fait des heureux, pas seulement ceux engagés dans la lutte contre le terrorisme, mais également au sein de l’organisation criminelle autoproclamée l’Etat Islamique ou Daech.

Celui surnommé également « monsieur Marlboro » du fait de la contrebande de cigarettes qu’il organisait dans la région du Sahel, « Khaled Abou El Abbés », alias « Belaouar » (le borgne), n’a pas connu que des amis dans les maquis.

Considéré comme le bras droit de Hassan Hattab, alias Abou Haydara », ex-« émir » national du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), « Khaled Abou El Abbès » avait été désigné « ennemi » par le successeur de Hassan Hattab à la tête du GSPC Abdelmalek Droukdel, alias « Abou Mossaâb Abdelouadoud ».

Le différend était exclusivement d’aspect matériel. « Abou Mossaâb Abdelouadoud » tenait à prendre le contrôle de « katibate Tarek Ibn Ziyad », créée par Amari Saïfi », alias « El Para », un autre bras droit de Hassan Hattab qui, rappelle-t-on, a été évincé du GSPC par Abdelmalek Droukdel qui a condamné à mort cet ex-« émir » national du GSPC.

Abdelmalek Droukdel, actuel « émir » national du GSPC s’intéressait à l’argent que cette « katiba » (phalange) faisait rentrer. En effet, « katibate Tarek Ibn Ziyad », créée par Amari Saïfi en 2003, était spécialisée dans le kidnapping de touristes européens et exigeait la paiement de rançons en contrepartie de leur libération.

Le versement de 5 millions d’euros par l’Allemagne (le gouvernement allemand avait nié avoir versé cette rançon) en contrepartie de la libération d’une partie des 32 touristes occidentaux enlevés en 2003, dans le désert algérien par Amari Saïfi et ses acolytes, avait suscité « l’appétit » de Abdelmalek Droukdel qui venait de remplacer Hassan Hattab à la tête du GSPC.

Capturé à l’époque par le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT, ex-mouvement rebelle tchadien), « El Para » avait été remplacé par « Khaled Abou El Abbès » à la tête de cette phalange, considérée comme « une poule aux œufs d’or » par Abdelmalek Droukdel.

C’est ainsi que « Abou Mossaâb Abdelouadoud » avait dépêché un certain Abdelhamid Abou Zeid au Sahara pour le remplacement de Mokhtar Belmokhtar à la tête de cette phalange, avec pour ordre d’éliminer physiquement Khaled Abou El Abbés si nécessaire, avaient révélé au département du renseignement et de sécurité (DRS) des compagnons de « El Para » extradés du Tchad après avoir été détenus par le MDJT en compagnie de Amari Saïfi.

Cette fois, « Khaled Abou El Abbés », qui était devenu l’ennemi de Abdelmalek Droukdel, a eu pour nouvel ennemi Daech. Parce qu’il s’opposait, à l’installation de Daech dans le Sahel, il était devenu l’ennemi de la « filiale » de Daech en Libye.

Il y a quelques semaines, un certain Adnane Abou Walid Sahraoui, qui se présentait comme « l’émir » de la phalange « El Mourabitoune », avait annoncé, dans un communiqué, l’allegeance de son groupe à Daech. Juste après, Mokhtar Belmokhtar a rendu public un communiqué par lequel il rejetait cette allegeance, annonçant qu’il restait fidèle à Al Qaida. (Les deux organisations terroristes Daech et Al Qaida étant rivales).
La « guerre » entre « Khaled Abou El Abbès » et la « filiale » de Daech en Libye, a été declarée.

La mort de « Khaled Abou El Abbès » est, également, pour Daech, « l’élimination d’un obstacle » à l’implantation de cette organisation terroriste dans le Sahel. 

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