Belmadi n’en peut plus des dépassements d’une partie de la presse
Le point de non-retour. Divorce acté. Depuis un certain temps, le sélectionneur national se dit « victime » d’une véritable cabale montée contre lui par des journalistes qui n’en ratent plus une pour le cibler en « évoquant des sujets sans relation avec son statut d’entraîneur de l’EN. » Comme des « règlements de comptes personnels » commençant à peser sérieusement, lourdement même, sur ses rencontres périodiques avec les médias
Fin de la lune de miel post-CAN 2019 et ce triomphe cairote entré à jamais dans la mémoire collective du public algérien, place à un bras de fer dont on ne connaît pas les « motivations » pour reprendre la propre appréciation (il n’apprécie pas du tout au passage et le souligne à chaque fois) et jusqu’où ira-t-il ?
Le mauvais parcours des « Verts » en CAN Camerounaise, avec une élimination sans gloire dès la phase de poules, et un retour à Alger sur la pointe des pieds et contrastant singulièrement avec l’accueil de héros que leur ont réservé en 2019 des millions de fans venus d’un peu partout du pays, suivie de la perte du billet menant au Qatar et le Mondial « 22 » face au … Cameroun au terme d’un match semé de « mines », dont un scandaleux arbitrage d’un certain et non moins sinistre Gassama, sont-ils à l’origine.
La seule raison d’un tel changement dans les rapports (déjà tumultueux avec quelques noms bien connus des plateaux TV, restés en sourdine alors que le « Club Algérie » planait au-dessus de tout) Belmadi-presse ? Compliquées, problématiques, placées sous le sceau d’une sensibilité à fleur de peau des deux côtés, même prêts à en découdre dans un jeu de questions-réponses pourrissant l’atmosphère.
Des relations aggravées par les dernières déconvenues qui ont fait remonter à la surface des incompréhensions où chacun semble avoir ses raisons. Semble « avoir » raison. Sans faire avancer les débats nombreux agitant la sphère footballistique nationale et, par ricochet, une sélection nationale en besoin, plus que jamais, de sérénité pour rebondir.
Qui reprend, doucement mais sûrement du poil de la bête, l’annonce du renouvellement de contrat de Belmadi en passe d’être prolongé jusqu’à la Coupe du Monde 2026 ajouté aux trois dernières sorties amicales (Iran, Guinée et Nigeria notamment) et autant de victoires convaincantes, permettant à l’Algérie de gagner 4 places au classement FIFA pour pointer à la 37e position, étant autant de signes de redressement qui ne trompent pas quant à la capacité des « Fennecs » de rebondir.
En voie de guérison après les deux chocs simultanés CAN-Mondial. Pour oublier le dernier « incident » en date en conférence de presse ? Pas vraiment, le sélectionneur national, outré par certaines sorties jugées « mal à propos » s’en remettant à la Faf pour dire « stop » à la « manipulation » et un « acharnement » empoisonnant, en interne, une sélection n’en comprenant mais. Dont des joueurs se sentant obligés de répondre, à leur manière, à la « provocation. » La même FAF qui se fend d’un communiqué sans ambages. Où il est question de « dépassements » et d’« outrecuidance ».
Deux faits motivent cette démarche, à savoir l’«évocation du salaire de l’entraîneur de l’Algérie, mais aussi une photo « volée » en marge du tirage au sort, qui s’est déroulé le 1er octobre dernier, du CHAN-2022.
Avant de poursuivre qu’ « à l’heure du bilan de la dernière fenêtre FIFA du mois de septembre 2022, la Fédération algérienne de football a constaté, avec beaucoup de regrets, que les conférences de presse du sélectionneur national, M. Djamel Belmadi, connaissent de plus en plus certains dépassements ».
Comme cette « atteinte à son intimité à travers des captures d’écran prises à son insu lors de la cérémonie de tirage au sort du CHAN TotalEnergies – Algérie 2022, qui a eu lieu à l’opéra Boualem Bessaïh d’Alger le samedi 1er octobre 2022 ».
On sait désormais que « Belmadi se réserve le droit de donner des suites à ce type d’incident » non sans promettre que « des mesures seront prises à l’avenir pour que de telles situations déplorables ne se renouvelleront plus.» Le reste, tout le reste se résume à l’appui sans faille des supporters des « Verts » pour un driver qui a su redonner vie à une sélection moribonde avant de l’emmener au sommet du continent. Un appui de taille. Décisif quand on sait le « oui » massif (ce n’est pas une surprise) de l’opinion à son maintien à la tête du staff technique.