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Nationale

Belkhadem aurait parlé de presidentielles anticipées

Belkhadem aurait parlé de presidentielles anticipées

Ainsi, tout est parti de cette phrase qu’aurait lancéeAbdelaziz Belkhadem aux présents à l’université d’été du MSP à Boumerdèsà laquelle il était invité : « Il y aura une élection présidentielle anticipée », leur avait-il dit, information corroborée par un proche de l’ex-SG du FLN.

Son brusque limogeage de la présidence de la République s’explique car il a commis une faute grave en ébruitant cette information. Sa mise à l’écart n’est pas due au seul fait de sa présence lors de cette université d’été comme le laisse penser l’analyse au début de cette affaire.

Il était avant tout un proche conseiller du président Bouteflika et, par conséquent, il avait de par sa position et sa proximité avec le cercle présidentiel toutes les informations considérées comme ultra confindentielles. Pourquoi a-t-il cru devoir ébruiter une information pareille qui reste, violant ainsi les us et coutumes de la République? Le “scoop”de Belkhadem est d’autant plus troublante qu’elle est intervenue au moment ou l’opposition connaissait une certaine léthargie.

Dérapage ou déminage organisé, l’ex conseiller présidentiel a franchi les limites qu’un commis de l’Etat doit avoir à l’esprit et du devoir de réserve. Pourtant Belkhadem connaît le poids des mots qu’il manie avec une aisance qui n’est plus à démontrer.

Alors que le pays se prépare à un dialogue national autour de la révision de la Constitution, son “propos” aurait davantage durci le camp de l’opposition qui voit dans cette opportunité une occasion en or de surenchérir.

Belkhadem croit toujours en ses chances. 

Une « annonce » du plus mauvais effet qui chamboule tout l’agenda présidentiel et donc des décisions importantes à venir.

Laisser entendre qu’une élection présidentielle anticipée est à l’ordre du jour équivaudrait à dire d’abord que le président Bouteflika ne pourrait pas terminer son mandat.

L’ex-SG du FLN n’est pas du tout inquiet de sa mise à l’écart des appareils de l’Etat. Et il continue à faire comme si rien ne s’était passé, même s’il sait qu’il n’a pas toutes les cartes en main.

C’est donc une transition « arrangée » qui semble se dessiner. Et là, Belkhadem a donc toutes les raisons de croire en ses chances. Mais ses adversaires, Saâdani en tête, ont commencé le travail de sape. Six membres actuels du bureau politique, considérés comme étant des soutiens à Belkhadem, devront faire leurs valises dans les prochains jours.

Il s’agit de Bouhadja, Zehali, Alioui et d’autres. Leurs jours sont comptés, ajoute-t-on encore. Belkhadem aurait en vent aussi que son principal adversaire, Ahmed Ouyahia, est la personne la mieux placée pour remplacer Bouteflika. D’ailleurs, même l’ex-ambassadeur américain à Alger, Robert Ford a,dans un rapport daté de février 2008 et révélé par WikiLeaks  dit la même chose. Le directeur de cabinet du président Bouteflika jouit encore d’une grande confiance au sein des institutions de l’Etat.

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