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Nationale

Béjaïa : Méfiance à l’égard de l’offre de dialogue de Tebboune

Béjaïa : Méfiance à l’égard de l’offre de dialogue de Tebboune

Les manifestants semblent méfiants à l’égard de l’offre de dialogue du président élu Abdelmadjid Tebboune. C’est en effet ce qui ressortait ce mardi des slogans scandés par les manifestants lors de la 43e manifestation ayant réuni la communauté universitaire et la société civile. Une manifestation qui a drainé beaucoup de monde, des milliers de personnes comme chaque mardi depuis dix mois maintenant. « La hiwar la hiwar hetta yaskout enidham : pas de dialogue jusqu’à la chute du régime », « Makenche hiwar maâ el issabat », « Système dégage » étaient quelques slogans scandés à tue-tête. Les manifestants étaient très hostiles au dialogue et au pouvoir, estimant que les revendications du mouvement sont claires et que le pouvoir peut les satisfaire si tel est son désir et que celles-ci ne nécessitent pas de dialogue mais de la volonté avec la mise en œuvre d’un calendrier pour entamer une transition démocratique qui aboutira à un changement réel de pratiques.

Les manifestants, qui ont marché depuis le campus Targa Ouzemour pour la communauté universitaire et la maison de la Culture pour la société civile et les forces du Pacte de l’alternative démocratique, ont observé un rassemblement devant le palais de Justice et réitéré leur soutien aux détenus du mouvement, exigeant leur libération : « Allah akbar mavotinache », « Libérez l’Algérie », « Libérez les détenus ». Des manifestants ont mis un cache-œil pour dénoncer les violences subies par les manifestants le jour du vote. Ils ont exprimé aussi leur soutien aux victimes et aux blessés du mouvement ainsi qu’à leurs familles, exigeant leur prise en charge médicale. Ils ont posé leurs préalables pour toute négociation ou dialogue.

Ceux-ci consistent en « la libération des détenus », « la prise en charge des victimes et blessés du mouvement ainsi que leurs familles sur le plan social et médical », « l’ouverture des champs politique et médiatique », « la liberté de manifestation, de réunion et de circulation », « la dissolution de l’APN et du Sénat », « l’ouverture de négociations pour enclencher un processus de transition sur une durée bien définie, soit an ou un peu plus ». Les manifestants estiment que « le pouvoir doit d’abord décréter des mesures d’apaisement comme première étape et arrêter ensuite un calendrier pour la mise en œuvre d’un processus de transition démocratique dans le but d’instaurer une république nouvelle et un Etat de droit. Enfin, même si le principe du dialogue n’est pas rejeté, les manifestants restent cependant méfiants vis-à-vis du pouvoir.

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