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Nationale

Béjaïa : L’heure du bilan et celle des meures

Béjaïa : L’heure du bilan et celle des meures

La wilaya de Béjaïa a retrouvé enfin son calme total. Excepté des escarmouches de moindre importance qui ont éclaté hier et avant-hier soir à Tazmalt entre des jeunes désœuvrés et des CNS, la vie a repris dans les autres coins de la wilaya.

L’heure est au bilan suite aux dégâts causés par les affrontements et les actes de vandalismes qu’ont connu des édifices publics.

Des centaines d’arrestations, destruction par la casse et incendies d’une vingtaine de biens publics et privés, trois jours de grèves, fermeture de routes qui ont provoqué une paralysie de l’activité commerciale et économique : paralysie des activités du port, des zones d’activité et industrielles de la région, etc.

Les dommages peuvent être calculés en centaines voire en milliers de milliards de centimes. Aucun bilan officiel n’a été rendu public pour le moment. L’on se mure dans le silence absolu.

Nonobstant, la facture est très élevée. Une petite liste des dégâts suffit à nous renseigner sur l’ampleur de la facture : destruction des sièges des impôts, de l’ANEM et la SDE d’Akbou, saccage du siège de la DE, un bus de l’ETUB, le showroom de Condor, l’agence BMP Paribas, un collège d’enseignement moyen et des abris-bus à Béjaïa, des dommages sur le commissariat de Sidi-Aïch, le commissariat de Tichy et de Seddouk, saccage d’un fourgon cellulaire de la police, d’une station service de Naftal, le siège de la SDE et la CNAS de Tazmalt.

La liste n’est pas encore bouclée. Il faut noter que la majorité des personnes (des jeunes) arrêtées lors des affrontements ont été libérées. Des enquêtes ont été ouvertes mais rien n’a filtré à ce sujet. Mais, la malvie, l’incompréhension des pouvoirs publics au mal qui ronge la jeunesse, la démission de la société et de la famille, les carences du système éducatif et du rôle de la mosquée sont des pistes de réflexion sur ce qui a poussé les jeunes à l’irréparable.

Les services de la voirie et nettoiement des APC continuent de nettoyer les rues et routes ainsi que les stigmates des affrontements qui ont commencé lundi dernier. En dehors du bilan, il faut aussi traiter le mal d’une autre approche et peut-être chercher plus profondément ses causes.

Pour cela, il faut plus de justice sociale et surtout réfléchir sur une véritable stratégie pour mettre en échecs les entreprises spéculatives de certains sur les produits non subventionnés que certains cercles continuent d’asseoir leur monopole sans être inquiétés.

Contrôler et réguler les circuits de distribution et de stockage des produits alimentaires de grande consommation en dehors des produits subventionnés, le retour aux méthodes de régulation du marché instaurées par le passé par l’encouragement des agriculteurs à écouler leurs marchandises directement dans les marchés ceci par des mécanismes leur facilitant cela, intervenir par l’approvisionnement du marché en produits en rupture ou des produits qui connaissent des prix élevés pour ramener les prix à leur proportion normale, ne pas surtaxer les produits lors de leur passage par plusieurs intervenants, faire respecter la marge bénéficiaire des produits, faire respecter l’affichage des prix, etc. Enfin la stabilité du pays et le bien-être du citoyen coûtent bien plus cher que des centaines de millions de dollars. 

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