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Nationale

Béjaïa : Le secteur de l’hydraulique passé au peigne fin

Béjaïa : Le secteur de l’hydraulique passé au peigne fin

La session ordinaire de l’APW de Béjaïa tenue hier a été consacrée à plusieurs points, parmi lesquels l’examen du secteur de l’hydraulique dont un rapport a été dressé par Amar Saâdi, directeur du secteur. Ce dernier a décliné la situation des ressources en eau dans la wilaya.

Le secteur possède, selon lui, plusieurs infrastructures hydriques dont « 201 forages, 3 barrages dont un en projet à Béni K’sila dans l’ouest de la wilaya ». « Ce dernier devrait sécuriser totalement la wilaya en matière d’eau potable », souligne-t-il. Le secteur compte aussi quatre stations d’épuration d’eau à Béjaïa, Tala Ouriane, Aokas et Souk El-Tennine.

Deux autres sont en cours de réalisation à Akbou et Sidi-Aïch. A cela s’ajoute une station de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 110 000 m3 en projet à Boukhelifa.
Le directeur de l’hydraulique a estimé le taux de couverture en eau potable de la wilaya de Béjaïa à « 95% et le taux de couverture en réseau d’assainissement à 8% seulement ».

En matière de production d’eau potable, le barrage Tichi Haf produit 117 000 m3 et l’Aïnser Azegza 11 000 m3. Le hic est que 45% du volume total de cette eau est en déperdition à cause des branchements illicites et des fuites générées par un réseau AEP vétuste datant de 1936.

Un programme de renouvellement de 315 km du réseau avait été lancé vers la fin de l’année dernière dans la ville de Béjaïa et il concerne plusieurs quartiers. Le premier lot de 49 km de canalisations, d’un coût de 1,4 milliard de dinars, est en cours de réalisation dans les quartiers populaires d’Ihaddaden, de Sidi-Ahmed et de Laâzib Oumaâmar.

Ce réseau couvre 1 870 foyers. L’objectif de cette opération étant de réduire au minimum possible les fuites et les déperditions afin d’assurer une alimentation sur une plage horaire en H24.

Ces derniers ont critiqué le faible taux de raccordement en eau potable de nombreux villages qui en souffrent, selon eux, notamment dans les zones montagneuses et rurales. Ils ont critiqué aussi le faible taux de couverture en réseau d’assainissement, appelant les autorités à faire des efforts dans ce volet pour améliorer la qualité de vie des citoyens. 

Les intervenants ont relevé également la vétusté des réseaux, cause d’importantes déperditions d’eau potable, et la lenteur dans la réparation des fuites d’eau.

Ils ont déploré le retard accusé dans le lancement de plusieurs projets d’AEP et d’assainissement, surtout celui de la réalisation de la station de dessalement d’eau mer programmée à Boukhelifa. Un projet très important pour les communes côtières qui accueillent des centaines de milliers d’estivants.

A noter que l’APW a désigné par vote hier trois vice-présidents, en l’occurrence Hocine Kerrouche, Omar Ombiche et Nadia Tahi. La session devrait se poursuivre aujourd’hui et examiner le foncier industriel et les PDAU des communes de Tizi N’berber, de Souk El-Tennine, d’Adekar, de Béni K’sila et d’autres 

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