Béjaïa : Le barrage Tichi-Haf presque à sec
Si la direction des ressources en eau et l’Algérienne des eaux ont, adopté, depuis le début de l’été écoulé, un plan de production et de distribution équitable d’eau potable sur les habitants basé sur plusieurs actions, il en reste pas moins que le manque de pluviométrie pour ne pas dire la sécheresse qui affecte sérieusement la région pourrait s’accentuer si l’apport en pluviométrie venait à manquer les semaines à venir.
La situation pourrait être dramatique dès le mois de décembre prochain si le retour des pluies tarde encre. Le plan mis en œuvre consiste en la réparation des fuites, le renouvellement et la réparation des conduites, la distribution et répartition rationnelle de la ressource sur les habitants, la réhabilitation des forages et la réalisation de nouveaux forages. Une quinzaine de forage ont été mis en service dans toute la wilaya ceci a amélioré la production en eau potable d’environ 30%.
Le barrage Tichi-Haf est tel que son niveau est en très en baisse qu’il pourrait ne pas satisfaire la demande en consommation d’eau potable des habitants dès le mois de décembre prochain si la situation de sècheresse persiste encore. Le barrage est à son plus bas niveau depuis sa mise en service en 2009. Son niveau est au-dessous de 15% environ, soit 9,5 millions de mètres cubes seulement de sa capacité d’emmagasinage d’eau qui est de plus de 81 millions de mètres cubes. Il faut savoir que parmi les 9,5 millions de mètres cubes emmagasinés dans le barrage, seuls, 4,5 millions de mètres cubes sont exploitables et que le volume de production quotidien a drastiquement baissé aussi. Il est actuellement de 60 à 65 000 mètres cubes seulement.
Avec une pluviométrie quasi inexistante, l’eau existante au niveau de cette structure hydrique pourrait servir pour une durée de deux mois soit jusqu’ à la fin du mois de novembre ou début du mois décembre seulement. Il faut noter que le directeur des affaires religieuses et des cultes de la wilaya de Béjaïa a appelé ce vendredi, sur les ondes de Radio Soummam, les fidèles et les Béjaouis en général à participer, ce matin à 10h, à la prière «Salat» El istisqa (prières rogatoires) dans toutes les mosquées de la wilaya en application de la tradition du Prophète Mohamed (QSSSL).
Une prière rendue nécessaire en raison des faibles pluies enregistrées cette année et surtout depuis le début de l’automne, une situation qui a induit une sécheresse avérée qui menace la région.