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Nationale

Béjaïa : La communauté universitaire ne lâche rien

Béjaïa : La communauté universitaire ne lâche rien

La communauté universitaire ne s’arrête pas, et dépit de la canicule et des vacances. Elle a de nouveau investi les rues de la ville de Béjaïa dans une nouvelle manifestation pour le changement, le départ du personnel du régime politique et ses symboles, et aussi pour la libération immédiate et inconditionnelle des détenus d’opinion notamment, les jeunes arrêtés pour le port du drapeau identitaire. Les étudiants ont exprimé une nouvelle fois leur détermination à aller jusqu’au bout et surtout poursuivre le combat pour la concrétisation des revendications du Hirak dont l’instauration d’une une deuxième république, le changement du régime politique, l’instauration d’un Etat de droit, démocratique et populaire.

Les étudiants, enseignants et travailleurs de l’université de Béjaïa, soutenus par la société civile, ont réitéré lors de leur marche qui a rassemblé des centaines, voire des milliers de personnes, l’essentiel des revendications du Hirak populaire dont le départ du régime et son personnel politique, l’instauration d’une deuxième république démocratique et populaire, la consolidation de l’unité nationale par l’instauration d’un Etat de droit. « Nous sommes sortis encore pour marcher et dire que ne nous sommes pas fatigués, et nous poursuivons notre combat afin de provoquer la rupture avec les anciennes pratique qui ont conduit le pays à la faillite totale », lance un étudiant. « Nous revendiquons un changement radical de régime », déclare un autre étudiant.

Pour un autre, « nous sommes au rendez-vous avec la même force et la même détermination et jusqu’à l’aboutissement des revendications, et nous sommes ici encore pour revendiquer un Etat civil ». Une étudiante dira, quant à elle : « Nous sommes fatigués de ce pouvoir ; notre marche se poursuivra encore jusqu’à la concrétisation de nos revendications légitimes. » Les manifestants ont comme de coutume, scandé, tout au long du parcours de la marche qui les a conduits depuis le campus universitaires Targa Ouzemour jusqu’au tribunal de Béjaïa, des slogans hostiles aux tenants du pouvoir, exigeant leur départ, rejetant clairement le panel de médiation et du dialogue et toute élection dans l’état actuel des choses. Ils ont scandé des slogans exprimant les revendications populaires : « Djazaïr houra démocratia, Algérie libre et démocratique », « Daw madania machi askaria : Etat civil non militaire », « Klitou lebled ya sarakine : vous avez ruiné le pays bande de malfaiteurs », « Siyada chaâbia : le pouvoir au peuple ou la souveraineté au peuple », « Libérez les détenus, libérez Bouragaâ », « Système dégage », « Libérez les otages », « A bas la répression, liberté d’expression », « Anedou anedou alema yaghli udhavu : la lutte continue jusqu’à la chute du régime », « Had echaâb la yourid houkm el asker min djadid : le peuple ne veut pas de régime militaire à nouveau », « Makenche intikhabates ya el aissabates : pas d’élections avec les bandes », « Pas de dialogue avec la bande », « Etudiants s’engagent, système dégage ». Des banderoles, pancartes, emblème identitaire et emblème national ont été arborés. Sur une banderole géante on peut lire : « La communauté universitaire pour une transition démocratique et un Etat de droit ». Les étudiantes, étudiants ou la communauté universitaire en général tiennent le pari de poursuivre le mouvement en dépit de la canicule et des vacances, inscrivant ainsi leur mouvement dans la durée.

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