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Nationale

Béjaïa : Grandiose marche des étudiants et de la société civile

Béjaïa : Grandiose marche des étudiants et de la société civile

La communauté universitaire de la wilaya de Béjaïa n’a pas raté son rendez-vous hebdomadaire. Elle a organisé une grande manifestation qui a été soutenue par la société civile à partir de la maison de la Culture où un grand rassemblement a été observé.

La communauté universitaire, (étudiants, étudiantes, enseignants et travailleurs) ont marché depuis le Campus de Targa Ouzemour comme chaque mardi jusqu’au siège du tribunal de Béjaïa ou un grand rassemblement a eu lieu. Ils étaient des milliers d’étudiants et des citoyens, syndicats, militants politiques à parcourir avec une grande détermination des centaines de mètres scandant des slogans hostiles au régime et réclamant un changement pacifique de régime et le départ des symboles du régime à l’origine de la faillite du pays.

Les manifestants ont réitéré leur hostilité à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, comme chaque manifestation. « Ya h’na ya n’touma maranèche habsine », « Anedou anedou alema yeghli udhavu », « Noukni nenad atsrouhem, noukni nenad atsrouhem, atsrouhem », « echaâb yourid el istiklale enidhale », « Libérez les détenus libérez les otages, système dégage » « Libérez l’Algérie », « Libérez la justice », « Dawla madania machi askaria »,scandaient les manifestants qui ont montré une grande détermination à rester mobilisés, résolus à défendre leur liberté, maintenir le cap vers le changement de régime et l’instauration d’une deuxième République. « Nous allons encore sortir chaque mardi et manifester avec la même hargne, exiger l’annulation des élections et la libération des détenus », dira un étudiant. Les foules ont brandi aussi des pancartes avec de slogans en faveur du changement scandant des slogans hostiles aux tenants du pouvoir comme chaque mardi, et font savoir que le combat se poursuivra pour l’instauration d‘un Etat démocratique et populaire, un Etat de droit et de justice.

Ils ont également exigé la libération des détenus d’opinion et détenus politiques du mouvement populaire et l’arrêt des restrictions sur les libertés. « Djazaïr houra démocratia », « FLN, RND, houkouma berlamane errahlou », scandaient encore à tue-tête les manifestants. Notons qu’un rassemblement a eu lieu hier matin devant le tribunal de Kherrata en soutien aux frères Tadjouri et Foudhil Rahmouni qui avaient appelé à la marche du 16 février dernier. Ces derniers sont accusés d’incitation à attroupement. Le procès a été ajourné au 17 octobre sur la demande de la défense constitué d’une quinzaine d’avocats, selon une source locale.

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